Aggée 2.1-9 – Consécration (3)

GRAND OBJECTIF, FAIBLES MOYENS ?

2 .1 Le vingt-et-unième jour du septième mois, la parole du SEIGNEUR parvint par l’intermédiaire d’Aggée, le prophète :

2 Dis, je te prie, à Zorobabel, fils de Shaltiel, gouverneur de Juda, à Josué, fils de Yehotsadaq, le grand prêtre, et au reste du peuple :

3 Quel est parmi vous le survivant
qui a vu cette maison dans sa gloire passée ?
Et comment la voyez-vous maintenant ?
Elle n’est rien à vos yeux, n’est-ce pas ?

4 Maintenant sois fort, Zorobabel !
– déclaration du SEIGNEUR.
Sois fort, Josué, fils de Yehotsadaq, grand prêtre !
Sois fort, peuple du pays tout entier !
– déclaration du SEIGNEUR.
Et agissez !
Car je suis avec vous
– déclaration du SEIGNEUR (YHWH) des Armées –

5 avec la parole que je vous ai donnée
quand vous êtes sortis d’Egypte,
et mon souffle qui se tient au milieu de vous :
n’ayez pas peur !

6 Car ainsi parle le SEIGNEUR (YHWH) des Armées :
Encore un peu, très peu,
et je ferai trembler le ciel et la terre,
la mer et la terre ferme ;

7 je ferai trembler toutes les nations ;
les biens les plus précieux de toutes les nations viendront,
et je remplirai cette maison de gloire,
dit le SEIGNEUR (YHWH) des Armées.

8 L’argent m’appartient,
l’or m’appartient
– déclaration du SEIGNEUR (YHWH) des Armées.

9 La gloire à venir pour cette maison
sera plus grande que sa gloire passée,
dit le SEIGNEUR (YHWH) des Armées,
et dans ce lieu je mettrai la paix
– déclaration du SEIGNEUR (YHWH) des Armées.

Quelques temps après…

Quand Aggée prononce son 2nd discours, nous sommes le dernier jour de la fête des Tabernacles qui se célébrait quand les récoltes et vendanges étaient terminées. Elle devait rappeler le séjour au désert, passé sous des tentes. Mais ici le Seigneur rappelle à son peuple une période bien plus proche : il demande à certains Juifs présents 66 ans auparavant, quand Jérusalem n’était pas encore tombée, de se remémorer la splendeur du temple construit par Salomon.

Rien à craindre

Manifestement, les Juifs n’ont pas le moral ! Le traumatisme de l’exil est tel que Zorobabel et Josué se découragent. Alors qu’Israël n’est plus le grand peuple qu’il était, alors que les Juifs ne sont plus vraiment chez eux, alors que les nouveaux habitants de Canaan n’ont pas toujours été d’accord pour les laisser ré-investir les lieux, comment ce nouveau temple pourrait-il être à la hauteur de l’ancien ? (Esdras 3 et 4 donne un point de vue très complémentaire de ce récit) Mais il est intéressant de voir comment l’Éternel s’y prend pour redonner du courage à ses serviteurs : il les assure de sa divine Présence, il leur affirme que son Esprit est au milieu d’eux (vv.4-5). Ce ne sont pas que des paroles, il leur annonce maintenant comment cela va se manifester pratiquement…

Tout à gagner !

Dans les versets 6 à 9, Dieu fait éclater toute sa gloire ! Toutes les phrases sont à la première personne, le verbe « ébranler » et le mot « gloire » sont répétés 2 fois mais surtout l’expression « le Seigneur des armées célestes » est répétée 4 fois !!! Tout ça pour que les auditeurs d’Aggée comprennent bien que rien n’arrête le Seigneur s’il veut que les choses avancent ! C’est Lui qui décide. Alors ce ne sont pas les éléments, les peuples environnants ou le manque d’argent qui seront un problème : parce que le Dieu Tout-Puissant l’a décidé, le nouveau temple sera beaucoup plus fastueux que l’ancien.

Application

Ce passage nous interdit d’être prisonnier du passé ! Bien sûr il faut s’y référer, s’appuyer dessus, se positionner par rapport à lui (comme Dieu le fait avec les Juifs) mais il ne faut jamais :

  1. l’idéaliser : vivre dans la recherche constante d’un paradis perdu est une perte de temps parce que les choses ne se répètent jamais de la même manière ! Et puis, souvent, les merveilleux souvenirs que nous avons ont été vécus par quelqu’un qui n’est plus le « nous actuel » : nous avons évolué, si nous revivions les mêmes moments maintenant il y a de grandes chances pour que nous ne réagissions plus du tout de la même manière qu’avant car notre regard a changé. Nos fantasmes du passé placent souvent la barre si haut que nous sommes sans arrêt déçus… et nous ne vivons pas le temps présent comme nous le devrions ! Il faut donc entamer un processus de deuil pour passer à autre chose.

  2. le laisser nous traumatiser : qui dit « traumatisme » dit événement non réglé, toujours douloureux, toujours là et surtout qu’on a peur de revivre à nouveau ! Le plus triste, c’est que tant qu’on n’a pas affronté cette blessure, tant qu’on ne l’a pas analysée et comprise, on ne peut plus aborder le présent de manière sereine. Il faut donc tuer les vieux démons en prenant le problème à bras le corps.

La meilleure manière de regarder le passé, c’est d’y percevoir le plan parfait du Seigneur dans notre vie et donc, naturellement, d’avoir confiance en Lui pour notre avenir.

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