Juges 2.1-5 – conquête (4)

C’est l’histoire du péché

Le salaire du péché

On peut vite passer sur les premiers mots et pourtant, ils sont violents. L’envoyé de l’Éternel « monte » de Guilgal. Relisez 1.1 et 1.22 : c’est le même verbe utilisé dans ces versets à consonance belliqueuse, ce qui n’est peut-être pas anodin. En plus, le lieu de départ est Guilgal, la ville où Josué avait établi la base arrière de la conquête de Canaan. L’arrivée de l’envoyé de l’Éternel est donc presque guerrière…

→ Alors que dans les premiers versets, Dieu combattait les nations païennes, Il combat désormais son propre peuple. N’oublions pas qu’à la base, à cause de notre rébellion contre Dieu, le même sort que celui des non-chrétiens nous attend. La seule et unique chose nous permettant d’échapper à ce sort, est la confiance que nous plaçons en Jésus qui a payé le prix de notre rébellion. Ne nous croyons donc pas supérieurs parce que nous sommes chrétiens !

Le pourquoi du péché

Pourquoi une telle violence de la part de l’Éternel ? La clé se trouve aux v.1-2. Dieu a tout donné à Israël : il l’a libéré de l’esclavage, il a accompli sa promesse de lui donner un pays, il l’a placé dans une relation d’alliance avec lui. Quels privilèges ! Et pourtant Israël n’en a pas fait cas. La question de la fin du v.2 est percutante : « pourquoi avez-vous fait cela ? » Face à un Dieu si bon, il ne devrait y avoir aucune raison de se rebeller !

Pourquoi est-ce que je pèche ? Je peux me réfugier dans la réponse facile « je suis humain(e,) c’est dans ma nature ». Mais si je me posais vraiment la question ? Est-ce un manque de confiance dans la bonté de Dieu ? Un manque de compréhension de la gravité du péché, qui entraîne la guerre de Dieu contre moi ?

Les conséquences du péché

Quand on y réfléchit, Dieu applique une logique implacable : « vous ne voulez pas chasser les habitants du pays, dans ce cas je ne vais pas les chasser » ! Il ne fait que subir aux Israélites les conséquences de leur choix.

=> Notre péché a souvent des conséquences logiques. Par exemple :

  • Je traîne sur Facebook et compagnie le soir ? j’accumule de la fatigue.
  • Je casse régulièrement mes amis ? Mes amis se demandent s’ils en sont vraiment et s’éloignent de moi.
  • Je me fais souvent plaisir avec mon argent ? J’ai du mal à boucler le mois et encore plus à me payer des week-end GBU.
  • Mon ami ne veut pas croire que Jésus le sauve ? Jésus ne le sauvera pas.

M’arrive-t-il de me plaindre à Dieu de ces conséquences logiques ? Ai-je raison ?

Marie-Aude R

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