Jacques 1.22-2.9 – Préférez la pauvreté.

Canevas réalisé par Olivier Klopfenstein, stagiaire relais au sein des GBU

Note pour l’animateur : Il est recommandé à l’animateur de lire l’introduction à l’épître de Jacques ici.

 

Question préliminaire :

Qu’est-ce que la religion ?

[Lecture du texte]

  • D’après l’ensemble du texte, de quelle “parole” parle Jacques en 1:22 ?

La religion, c’est… (1:22-27)

    • Quel est le rôle de la parole ? Qu’y voit-on ?
La parole est ici comparée à un miroir dans lequel on peut regarder (v.25). On y voit entre autres une manière de vivre et d’agir. Celle-ci étant à n’en point douter exigeante et bien différente de notre vécu, elle est par la même occasion un révélateur de notre nature profonde. On retombe ainsi sur la première image de l’homme observant son “visage naturel” (v.23).
    • Que faut-il faire d’après Jacques dans cette première partie ?
Ne pas se borner à écouter, mais appliquer. L’image du v.23 peut se poursuivre : ne pas agir en conséquence de la parole, c’est oublier ce qu’on y a vu.
  • Qu’y gagne-t-on ? (v.25)
  • On parle souvent de “pratiquant” ; cette expression désigne-t-elle la même chose que le V.27 ?

“Money… for nothing” ? (2:1-9)

    • Quel est l’enseignement principal de ce passage ? (cf v.1)
    • Quelle place respective ont les riches et les pauvres dans la société ?
    • Pourquoi les riches se permettent-ils de s’opposer aux chrétiens (v.6), et pas les pauvres ?
    • Pourquoi Jacques dit-il que Dieu a choisi les pauvres, plutôt que les riches ? Pourquoi les pauvres sont-ils un public de prédilection de l’évangile (a priori), plus que les riches ?
Les riches sont les puissants dans la société : ils ont les moyens de s’opposer aux chrétiens. D’autre part, les riches sont déjà comblés en ce monde et ressentent donc plus difficilement l’intérêt de l’évangile : quel besoin de “bonne nouvelle” si l’on a tout ? Par opposition, les pauvres sont très conscients de l’imperfection et des manques de leur vie ici-bas, leur quotidien en est marqué. L’évangile est pour eux une vraie “bonne nouvelle”.
  • Au-delà des considérations sociales, cet exemple illustre deux états d’esprit : lesquels ? Le chrétien est-il “riche” ou “pauvre” ?
Certains ont conscience de leur état misérable, d’autres non. La Bible nous enseigne que tout homme est misérable devant Dieu à cause de son péché, et donc que tous ont besoin de Lui. La question n’est pas en fait d’être ou non pauvre : nous le sommes tous aux yeux de l’évangile. La vraie question est de savoir si nous nous considérons riches ou pauvres : sommes nous conscients que nous avons besoin de Dieu ? Le chrétien est celui qui a reconnu sa pauvreté devant Dieu.

Réflexion :

Pensez-vous que l’argent soit un obstacle à la foi ?

BILAN : “Tu aimeras ton prochain comme toi-même”

    • Quelle est la conséquence ici exposée du commandement : “Tu aimeras ton prochain comme toi-même” ?
Ce commandement a pour conséquence première la disparition des “considérations de personnes” : il implique l’impartialité dans nos rapports avec les autres, qui sont en fait tous également pauvres.
    • Quels exemples pratiques de ce commandement trouve-t-on dans ce texte ? Vous semblent-ils d’actualité ? Est-ce à votre avis le rôle du chrétien d’avoir une action sociale ?
    • Quel est l’état d’esprit qui doit animer le chrétien par rapport à son prochain ?
Prendre ou reprendre conscience de sa pauvreté. C’est le point de départ d’une démarche vers l’autre, celui qui souffre, parce qu’alors nous connaissons sa situation. Nous ne venons pas l’aimer parce que nous allons mieux que lui, mais parce que nous sommes en fait dans la même situation et que nous avons trouvé auprès de Dieu l’amour, la compassion et l’accueil.
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