Le témoignage IV : Jean 9

Cette série de méditations bibliques portera sur le témoignage. Pour cela nous parcourrons des textes du Nouveau Testament et essaierons de comprendre quels sont les enseignements et encouragements que nous donne la Bible.

 

Jésus, absent des deux-tiers du texte ?

Si on regarde bien ce chapitre, on se rendra compte que Jésus n’est physiquement présent que dans 14 versets sur 41, et que ce sont seulement ceux introductifs et conclusifs. Mais en réalité, il est présent dans tout le passage, via le témoignage que pourra en faire le miraculé.

Quand résoudre un problème en crée de nouveaux

L’histoire est simple, à la base ; un homme est aveugle de naissance, Jésus le voit et décide de le guérir. Tout simplement. Mais se posent plusieurs problèmes : la question de la raison de cette infirmité (posée par les disciples) et même plus, sa réelle existence (v18), le fait de guérir le jour du sabbat (v14), l’identité de Jésus.

Une action, de multiples réactions

  • Les voisins et habitués remettent en cause l’identité de l’aveugle.
  • Les pharisiens remettent en cause l’identité de Jésus puis de l’aveugle et du miracle.
  • Les parents reconnaissent qu’il y a eu un “miracle” (en affirmant sa cécité de naissance) mais ne veulent pas prendre position quant au comment et au qui ; ils mettent ainsi leur fils en ligne de front pour expliquer … et risquer des problèmes
  • L’aveugle, lui, a tout fait simplement : obéir à ce que lui disait Jésus pour sa guérison (v7), répondre honnêtement aux questions sur sa guérison (v11 et 15), sur ce qu’il sait de Jésus (v11, 12, 17, 25) et sur ce qu’il croit de l’identité de Jésus (v17, 30-33, 38). Sans faire de grandes spéculations sur les raisons que pouvait avoir Jésus de le guérir ni sur son identité complète, il reconnaît simplement son pouvoir et sa bonté. Il rend témoignage de ce que Jésus a fait pour lui sans se rétracter face aux accusations que ce miracle pouvait susciter, notamment à son propos.

Alors, au final, pourquoi ce miracle ?

Comme annoncé aux vv3-5 et confirmé aux vv39-41, Jésus a guéri l’aveugle de sa cécité pour que « les œuvres de Dieu soient révélées en lui » ( ce qui est d’ailleurs la raison invoquée pour laquelle Jean les mentionne dans son évangile : 21.24-25); son but est, tout en accomplissant une œuvre de bonté, de permettre à des personnes de le découvrir et de croire en Lui ; ainsi, le miraculé va effectivement placer sa foi en Jésus (d’abord « aveuglément » v7 puis en connaissance de cause v38). Avant même de saisir pleinement l’identité de Jésus, il va lui porter témoignage en reconnaissant ce que Jésus a fait pour lui et en ne le niant pas quand on lui en demandera des comptes, quand on commencera à l’insulter et l’accuser de calomnie.

APPLICATIONS

– D’après vous, ceux qui ne croient pas en Jésus-Christ, le font-ils après y avoir bien réfléchi, est-ce le résultat d’une démonstration imparable ? Quel rôle avons-nous à jouer ?

– Devant un événement déstabilisant et extraordinaire, a-t-on peur de la vérité ou de ses conséquences ? A quel moment avons-nous eu peur de répondre de notre foi en Jésus, pourquoi, était-ce fondé ?

– Quel est le rapport entre le refus des miracles (ou autres trucs extraordinaires) et le refus de la souveraineté de Dieu sur nos vies ?

– Après lecture de ce texte, comment comprenez-vous le témoignage et son but ?

 

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