Top 5 des effets papillon

Nos actes ont des conséquences, même les plus insignifiants. C’est la base de la théorie du chaos : le battement d’ailes d’un papillon peut provoquer un ouragan à l’autre bout du globe. Dans la Bible, certaines décisions qui semblaient anodines ont eu des répercussions complètement inattendues.

 

5. La promesse faite aux gabaonites (Josué 9, 2 Samuel 21)

Lors de la conquête de la terre promise, la plupart des peuples a choisi de combattre les hébreux… et ce n’était pas une bonne idée car ces derniers ont été vainqueurs ! Mais un peuple a opté pour une autre option : la ruse. Les gabaonites ont peut-être compris plus tôt que tout le monde qu’il ne fallait pas se frotter aux protégés de Dieu ! Ils leur ont donc fait croire qu’ils habitaient très très loin (hors de la terre promise) et ont proposé de devenir leurs esclaves en échange de leur protection. Josué et les autres responsables n’ont pas jugé nécessaire de demander l’avis de Dieu et sont donc tombés dans le panneau. Quand ils se sont aperçus que ces grands voyageurs habitaient en réalité à quelques kilomètres de là, c’était trop tard : ils avaient donné leur parole et ils ne pouvaient plus revenir dessus ! Les gabaonites sont donc devenus des coupeurs de bois et puiseurs d’eau au service du Tabernacle (comme ça, au lieu d’entraîner les israélites vers l’idolâtrie, ils servaient au culte de l’Éternel : malin !). Deux siècles plus tard, pour on ne sait quelle folle raison, le roi Saül commença à exterminer ce petit peuple gracié. Mais attention : Dieu n’aime pas du tout les ruptures de serments… même quand elles datent ! Quand Saül fut tué (pour des raisons bien plus graves que la rétractation de sa parole), c’est donc son successeur David qui dut, en tant que chef d’état, subir la sentence du sang innocent versé : trois ans de famine dans le royaume ! Pour apaiser la colère de Dieu, le roi a demandé aux gabaonites survivants ce qu’ils exigeaient comme compensation et la réponse logique fut… la mort de certains descendants de Saül. Mais il faut noter qu’ils veulent le faire en respectant la loi de Moïse. Comme quoi ceux qui étaient païens deux siècles plus tôt sont entre temps devenus plus croyants que le premier roi d’Israël !

4. Mauvaise idée d’épargner les amalécites ! (1 Samuel 15, 1 Samuel 30, Esther 3)

Ici le problème vient toujours de Saül mais cette fois-ci c’est parce qu’il a épargné du monde ! Les amalécites ont toujours été des ennemis acharnés d’Israël, aussi Dieu a donné l’ordre au roi de les châtier “pour l’ensemble de leur carrière” en les vouant à l’interdit (=extermination de tous, animaux et richesses compris). Malheureusement, Saül en épargne. Mais, attention ! Ne croyez pas que ce grand dadet a fait preuve d’une quelconque pitié à leur égard : il veut un tout simplement se constituer un butin avec le roi comme prisonnier et les différents cheptels comme propriété. Cette désobéissance caractérisée lui coûtera sa couronne. Mais avant cela il y a eu une première conséquence pour… David ! Souvenez-vous quand celui-ci était au service des philistins afin de fuir la folie furieuse de Saül à son égard. Un jour qu’il revenait de “déplacement professionnel” accompagné de ses soldats, il constata avec stupéfaction que la Philistie avait été victime d’une razzia des amalécites. Heureusement, il a réussi à les ratrapper et à récupérer femmes, enfants et prossessions mais si Saül avait fait son boulot quelques années auparavant cela ne se serait pas produit. Mais la seconde répercussion de cette “grâce” faite aux amalécites est plus lointaine et surtout dramatique : peut-être vous êtes-vous déjà interrogés sur les véritables raisons de la détestation réciproque entre Haman et Mardochée dans le livre d’Esther. Une des explications possibles, c’est que Mardochée est un descendant de Saül  et Haman un amalécite ! Voilà pourquoi le premier refuse de se prosterner devant le second qui projette le génocide de tous les juifs ! Six siècles après, ces deux hommes vivent le “match retour” de l’extermination manquée par le premier roi d’Israël. Haman croyait faire mieux que lui mais Dieu l’en a empêché.

3.  Ne pas montrer son trésor à tout le monde (Esaïe 39, 2 Rois 24.13, Esdras 1)

Fin du VIIIème siècle avant notre ère, les assyriens dominent le monde d’une main de fer. Ils viennent de détruire Samarie et de déporter la population du royaume d’Israël (celui du nord) alors Ézéchias, le bon roi de Juda a un peu peur d’être la prochaine victime. Aussi quand il reçoit la visite du chef d’une province de l’empire qui lui propose une petite rébellion, il commence à retrouver l’espoir. En plus, c’est pas n’importe qui : c’est Merodak-Baladân le roi d’une cité anciennement prestigieuse (1000 ans auparavant) nommée Babylone. Se sentant flatté par la présence de tels hôtes, Ézéchias essaie de leur en mettre plein la vue : il leur fait visiter son palais, le temple et… toutes leurs richesses. Il a beau être fidèle à l’Éternel, il oublie qu’il n’a pas le droit de contracter des alliances avec des païens mais faire confiance au Roi de l’Univers. Une fois tout ce beau monde parti, le prophète Ésaïe va taper sur l’épaule de son roi : “C’est bon ? Ton ego s’est bien fait plaisir ? Sache que ces visiteurs vont (re)devenir très très puissant : ils vont vaincre les assyriens et puis ils se souviendront de ce qu’ils viennent de voir. Ils reviendront pour tout prendre et envahir le pays.” Un brin égoïste, Ézéchias se réjouit de savoir que cet événement aura lieu après sa mort ! Et en effet, un siècle plus tard, les babyloniens (avec l’accord de Dieu qui veut châtier son peuple) vont piller le trésor du temple de Jérusalem. Cependant, leur grande puissance ne durera pas très longtemps et 70 ans plus tard ils seront vaincus par les perses qui renverront des juifs reconstruire leur temple en emportant avec eux… tous les objets précieux pillés par Nabuchodonosor. Ézéchias avait une erreur, Dieu l’a réparée… en utilisant Cyrus le roi païen. Au moins, ça aura fait prendre l’air aux 5400 ustensiles d’or et d’argent !

2. L’infidélité coûte cher ! (Jérémie 7, 1 Samuel 4-6, 1 Rois 2.26-27)

Dans Jérémie 7, le prophète se rend au temple de Jérusalem pour y proclamer un réquisitoire très virulent contre l’attitude tordue des “adorateurs de l’Éternel”. En effet, ces derniers considèrent ce sanctuaire comme un talisman, un porte-bonheur qui va les protéger, qui leur permettra de pécher sans trop de conséquences fâcheuses. Mais Jérémie leur dit exactement le contraire ! Personne n’est à l’abri du jugement de Dieu et le temple ne sera pas une garantie de sécurité pour eux puisque Dieu va le faire détruire. Bien sûr, le peuple n’est pas enclin à croire cette prédiction pessimiste qui va à l’encontre de sa croyance superstitieuse. Le porte-parole de Dieu va alors utiliser un exemple passé très intéressant pour illustrer son propos. C’était du temps où il n’y avait pas de roi, à l’époque où Éli était chef (juge) et Grand-Prêtre d’Israël, quand l’arche de l’Alliance et le Tabernacle demeuraient dans la ville de Silo. Les ennemis dangereux étaient alors les philistins et pour les combattre les israélites ont bien pris soin de mettre l’arche devant eux afin de leur garantir la victoire. Sauf que non seulement les philistins ont gagné la bataille mais ils ont volé l’arche par dessus le marché (et sûrement détruit Silo) ! Pourquoi Dieu a-t-il permis que des païens s’emparent d’un objet aussi saint ? Parce que “son” peuple lui est infidèle et le symbole de cet état pécheur, ce sont les fils d’Éli : ils sont prêtres de l’Éternel et… profitent de leur position pour recevoir des pots de vin pécuniaires ou sexuels. Pourtant, malgré la gravité des faits, leur père les laisse faire… c’est pour cela que Dieu lui annonce qu’il va destituer sa famille du sacerdoce suprême. C’est ce qui va se passer 80 ans plus tard quand Abiatar, Grand-Prêtre descendant d’Éli et fidèle de David, va trahir Salomon en essayant de placer comme roi un de ses frères. Salomon va finir par être couronné, va se choisir un nouveau Grand-Prêtre (Tsadoq) et va exiler Abiatar dans une ville appelée Anatoth. Diantre ! C’est aussi de là que Jérémie est originaire (Jérémie 1.1) ! Et ce n’est pas tout : lui aussi est prêtre ! Mais, mais, mais… Jérémie ne serait-il pas un descendant d’Abiatar et (a fortiori) d’Éli le Grand-Prêtre maudit ? Si c’est le cas, l’exemple de Silo lui sert d’épée à double-tranchant : avoir le Temple (et l’Arche à l’intérieur) près de soi n’est pas davantage une garantie d’immunité que d’être Grand-Prêtre, il est très bien placé pour l’affirmer ! Jérémie n’occupera jamais la fonction religieuse suprême mais il prêchera la repentance à un peuple insensible et assistera à la destruction de Jérusalem et de son temple.

1. La croix

Pendant cette célébration de la Pâque, tout le monde est content. Les pharisiens, les Grands-Prêtres, Hérode et Ponce-Pilate : Même ceux qui ne s’entendaient pas commencent à s’apprécier. La raison ? La mort d’un homme qui commençait à être très irritant et dangereux. Jésus ne parlera plus jamais ! Ainsi :

  • Les pharisiens ne passeront plus pour des mauvais juifs,
  • Hérode n’aura plus de concurrent pour le trône,
  • Ponce-Pilate va enfin avoir la paix avec ce peuple d’agités
  • et les Grand-prêtres ne craignent plus que les romains détruisent le temple.
  • Mais il y en a un autre qui pense que tout ira bien désormais : Satan. Il a réussi à liquider le Dieu le Fils qui a eu la folie de venir jouer sur son territoire : la terre. Il a joué, il a perdu ! Avoir la garantie que l’humanité restera sous son emprise un jour où les juifs fêtent la libération de l’esclavage égyptien, ça le fait mourir de rire le diable. Pourtant, son sourire va bientôt s’effacer pour toujours.

Le sien et celui des autres.

Car quand Jésus ressort du tombeau 3 jours plus tard, une machine implacable se met en place :

  • Il a vaincu la mort grâce à sa perfection (pas de Péché, pas de mort) et permet donc à ceux qui placent leur foi en Lui de ne pas connaître la perdition. Satan a perdu les chrétiens peuvent désormais lui échapper.
  • Il va envoyer son Esprit sur ses apôtres afin qu’ils répandent la Bonne Nouvelle sur la terre entière. Les pharisiens auront beau se déchaîner à grands coups de persécution : ce sont maintenant des milliers d’hommes et de femmes qui parlent avec conviction du Seigneur Jésus à leur entourage. Même des païens se convertissent ! Satan voit des peuples de toute langue, de toute race, toute tribu, toute nation lui échapper.
  • La mort de Jésus a été le sacrifice ultime, parfait pour sauver une fois pour toutes les chrétiens. S’il n’y a plus besoin d’autres sacrifices pour effacer le Péché, à quoi sert le temple ? À rien. L’ancien système est caduque et Dieu va juger l’incrédulité des juifs qui vont se croire de taille à défier les romains à la fin des années 60. En 70, le temple va être rasé, la caste des Grand-Prêtre massacrée, la dynastie hérodienne se dissoudra dans l’empire romain. Seul les pharisiens vont réussir à survivre en fondant le (toujours actuel) judaïsme rabbinique.
  • Malgré les nombreuses et féroces persécutions romaines, le christianisme va continuer son extension jusqu’à toucher… un empereur. Aux Vème siècle, les romains finissent par se prosterner devant Jésus.

Finalement, la croix n’a pas été une victoire pour les ennemis de Jésus… mais pour ses amis !

 

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