Top 5 des animaux utiles dans la Bible

Les animaux ne sont pas là que pour faire partie de la chaine alimentaire ou rendre le paysage plus bucolique. Dans la Bible, grâce à Dieu ils peuvent avoir des usages insoupçonnés. La preuve avec ce top 5 quelque peu déjanté.

 

5. Les renards

Le renard est souvent utilisé dans la Bible pour décrire quelqu’un de malhonnête. Mais c’est avec Samson que l’animal a trouvé une utilité extrêmement originale. Comme ce chef militaire est impulsif et borderline, il se met régulièrement dans des situations “Abracadabrantesques” comme la fois où il a voulu se venger de son beau-père philistins qui avait finalement marié sa fille à quelqu’un d’autre pour ensuite lui proposer sa soeur. Lui, il n’est pas comme Jacob : quand il a un problème avec quelqu’un il choisit toujours la solution radicale ! Juste avant la moisson, la meilleure façon d’être bien destructeur était de brûler les blés. Mais comment être efficace et avoir le plus de surface carbonisée ? Samson a eu une idée loufoque : il a capturé 300 renards, les a attachés deux par deux par la queue avec une torche allumée entre eux et les a lâchés (Juges 15). Vous imaginez le résultat ? Chaque renard essaie de fuir le feu mais comme il est retenu par une force égale, les binômes tournoient et vont dans des directions aléatoires. Cela donne 150 foyers mobiles, chose qui exciterait n’importe quel pyromane ou ferait cauchemarder tout pompier qui se respecte. Comment a-t-il fait pour choper autant de bestioles sans se faire mordre ? C’est facile : quand t’es un renard de 15 kg et que t’as affaires à un badass avec une force surnaturelle, dès la première mandale tu le laisses faire ce qu’il veut de toi !

 

4. Les sauterelles

C’est mignon une sauterelle ! Ça saute, c’est plutôt joli. Mais bien sûr c’est pas quand il n’y en a qu’une qu’il y a un problème… même une vingtaine. Vous pouvez d’ailleurs les cuisiner au miel sauvage (et crier “repentez-vous race de vipère !”) si vous voulez utiliser la recette de Jean-Baptiste. Non, les sauterelles sont beaucoup moins sympa quand elles sont des millions à déferler dans la campagne.  Là, elles servent souvent de jugement de Dieu parce qu’elles bouffent toutes les récoltes. C’est la plaie d’Égypte numéro combien ? 8 bande d’incultes, entre la grêle et les ténèbres (Ex 10) ! Le prophète Joël va en faire les stars de son livre (d’ailleurs Joël et sauterelle ça rime, non ?) où elles sont appelées “l’armée de l’Éternel”. Dans l’Apocalypse, il y a aussi un lâcher de sauterelles mais cette fois-ci elles passent de végétaliennes à purement carnivores car elles sont là pour tourmenter les humains non-chrétiens (on leur a d’ailleurs greffé une queue de scorpion pour l’occasion). C’est quelle trompette ? La cinquième, bande d’ignares (Ap 9) ! Bref, si vous croisez une sauterelle, pas de panique ! Mais il faut ajouter que si vous n’êtes pas agriculteur, vous pouvez en croisez 1 millions vous vous en fichez tout autant ! Par contre, si elles arrivent en plein mardi gras et que vous vous êtes déguisés en concombre géant, vous êtes très mal.

 

3. Le lion

Normalement, un lion ça fait la sieste, ça mange, ça fait pipi pour marquer son territoire et ça fait des bébés à des lionnes. Mais dans la Bible, ce félin sert à une quantité de choses ! Sa première fonction est probablement d’être la victime d’un héro.  Par exemple, vous êtes un lion et vous avez envie de bouffer un mouton. Vous allez vous servir dans le troupeau d’à côté, normal. Sauf que, manque de bol, le berger s’appelle David et que non seulement il vous ratrappe pour vous priver de goûter mais en plus il vous attrape par la barbichette pour vous mettre quelques baffes (alors que vous n’aviez même pas rigolé). Le lion sert donc à montrer 2 caractéristiques du futur roi David : il tient beaucoup à son troupeau et donc il est intrépide quand il s’agit de le défendre. Autre cas, vous êtes toujours un lion (essayez de rugir pour voir) et vous entendez quelqu’un qui approche. Et là vous vous dites “trop cool, j’ai plus de croissant pour la pause de 10h, je vais bouffer un jambonneau d’humain pour accompagner mon café !”. Sauf que, manque de pot, les jambonneaux ultra-poilus appartiennent à Samson. Et Samson, il faut pas le chercher. Samson c’est Teddy Rinner mais version Kung-Fu : ils vous choppe et il vous déchire en deux “comme un chevreau” (Avez-vous déjà essayé de déchirer un chevreau ? Moi, j’ai déjà du mal à enlever l’opercule de la barquette de lardons alors déchirer un chevreau qui n’a pas été conçu avec une “ouverture facile”, c’est mort !). Le lion sert ici à montrer que quand l’Esprit de Dieu habite Samson, il ne chante pas, il ne saute pas, il ne danse pas mais il défonce tout ce qui se met en travers de sa route. Cependant, il ne faudrait pas croire que le lion n’est qu’une victime dans la Bible. Il peut aussi servir de 007 au service de Sa Majesté YHWH quand des prophètes désobéissent : il les tuent sans les manger pour montrer qu’il agit sur ordres (et accessoirement de démontrer que lui l’animal, est plus capable que certains hommes d’accomplir ce que Dieu a ordonné). Enfin, le lion peut avoir une utilité plus exotique comme abriter un essaim d’abeilles. Pour cela, il faut qu’il ait préalablement croisé Samson, qu’il ne reste plus que sa carcasse, que des abeilles SDF jugent que faire du miel à l’intérieur d’un lion c’est trop tendance et pour finir, re-croiser Samson qui mangera le miel (l’histoire ne dit pas s’il a déchiré des abeilles en deux).

 

2. Le poisson

Tout le monde le sait, “manger du poisson, c’est bon pour la santé”. Par contre la réciproque est moins connue : être mangé par un poisson peut sauver une vie ! Jonas a pu en faire l’expérience pendant 3 jours, même si au départ l’idée était de se suicider pour ne pas aller prêcher à Ninive. Mais il a finalement été le premier à faire à la fois l’expérience du sous-marin et du taxi longue distance. Quitte à être dans l’anticipation, Jésus invente le poisson distributeur automatique de monnaie. Il fallait payer une taxe, il n’avait pas d’argent sur lui alors ce fut l’occasion d’apprendre un truc à Pierre (Mt 17.24-27) qui pourtant connaissait plutôt bien l’animal… mais pas sa fonction tire-lire. Avec ces deux récits, la question que vous vous posez certainement est : Jonas a-t-il trouvé de l’argent dans le ventre de son poisson ? Ou encore plus tordu : Jonas a-t-il déposé une pièce dans le ventre se son poisson pour que celui-soit péché par Pierre et serve à Jésus ? Oui, la question est digne des meilleures théories du complot et elle est finalement assez stupide car Jonas a voyagé en Méditerranée alors que Pierre a lancé son hameçon dans le lac de Galilée et puis, accessoirement, il y a 8 siècles d’écart entre les deux événements. À moins que le poisson de Jonas ait été pêché puis introduit en mer de Galilée et qu’il ait refilé sa pièce comme héritage à tous ses descendants jusqu’au passage de Jésus… si, c’est probable ! D’ailleurs, le 11 septembre, ce sont des poissons qui ont fait le coup.

 

1. L’ânesse de Balaam (Nombres 22)

Les histoires qui fondent la foi chrétienne sont aux antipodes des mythes et autres contes inventés depuis la nuit des temps, notamment parce qu’elles ne comportent pas d’éléments naïfs et enfantins comme… des animaux qui parlent. C’est pour cette raison qu’il est très très bizarre de croiser dans la Bible, au milieu de récits tout ce qu’il y a de plus réalistes, une ânesse qui parle ! C’est d’ailleurs une des leçons favorites des enfants qui sont enseignés à l’Église. Pourtant, quand on lit bien cette histoire, on s’aperçoit que le coup de la mule causante est très loin d’être le fait le plus extraordinaire du récit. C’est l’histoire d’un roi qui convoque le prophète Balaam afin que celui-ci vienne maudire les hébreux fraîchement sortis d’Égypte. Mais Dieu parle à Balaam pour lui dire de ne pas aller obéir au vilain roi. Au début Balaam obéit mais c’est quand il reçoit une 2nde vague d’émissaires qu’il va fléchir et finir par les suivre (Dieu lui redisant qu’il n’a pas intérêt à maudire Son peuple). Sur la route, il est peinard à conduire son ânesse suréquipée de série quand tout à coup celle-ci se met à prendre des trajectoires farfelues comme si quelqu’un avait mis des substances illicites dans son foin. Devant les embardées de la bestiole qui finit par lui faire bobo, il la cravache vigoureusement pour lui montrer qui est le boss. Et c’est là que Germaine (appelons-la Germaine) se met à dire à Balaam que le bâton ça commence à bien faire et qu’on est pas dans 50 nuances de gray. Normalement, un humain mentalement sain réagit de la manière suivante : “Oh peuchère, elle parle la bourrique !” (un humain de Marseille, certes). Mais Balaam, lui, il argumente avec sa monture (enfin il n’a pas trop d’argument : il lui dit que s’il avait une épée il l’embrocherait pour en faire du saucisson) ! Et là, Dieu interrompt cette conversation surréaliste pour ouvrir une scène… encore plus loufoque : Balaam voit alors un ange prêt à le découper en rondelles et’il comprend immédiatement que son ânesse n’avait pas de problème de GPS mais qu’elle évitait simplement ce tueur à gage qu’elle était la seule à voir. Puis Dieu en remet une couche en reprochant au prophète sa maltraitance tout autant que son départ précipité auprès du roi ennemi des hébreux. Pour résumer, Germaine a sauvé les fesses de Balaam tout en permettant à l’ange d’avertir très sérieusement celui-ci qu’il n’a pas intérêt à désobéir quand il sera arrivé à destination. Comme quoi, au 13ème siècle avant Jésus, une ânesse a fait ce que certaines voitures font aujourd’hui. Elle était suréquipée, je vous dis ! Et vous croyez qu’il lui a dit “merci” à Germaine ? Que nenni !

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