Psaume 104 – Dieu est-il le Tyran de la nature ?

La démarche

Voici une série de Discussions Autour de la Bible (DAB) pour faire découvrir la Bible à des étudiants d’arrière-plans religieux et philosophiques variés. Les textes sélectionnés permettront d’aborder des thèmes fondamentaux de la Bible en 5 séances : 1) la création 2) la chute 3) la venue de Jésus 4) le salut 5) l’Espérance.

Animer une Discussion Autour de la Bible avec des personnes qui ont peu ou pas de connaissances bibliques n’est pas aussi difficile qu’on se l’imagine. Il suffit d’être normal : employer des mots simples du langage de tous les jours et sans jargon chrétien ; se focaliser sur le texte qui sert de point de référence commun à tout le monde. C’est ce que nous essayons de faire avec cette série.

Chaque article de la série contient :

  • Un canevas de questions

Ces questions permettent d’animer la réunion et lancer la discussion. Des réponses sont données en italiques, elles le sont à titre indicatif pour orienter l’animateur car il n’est jamais aisé de poser les questions qui ont été posées par quelqu’un d’autre. Le but n’est pas d’atteindre la réponse qui a été formulée mais que le groupe puisse trouver ses propres réponses. L’idéal étant toujours de préparer son propre canevas de questions. Celui-ci n’est qu’un exemple.

Chaque canevas commence par une accroche pour lancer le sujet avant même de s’intéresser au texte. Elles sont tirées de l’actualité ou de l’art ou de la culture. Elles ont pour but de faire le pont entre le contexte ou les problématiques des participants et le message de la Bible.

Des méthodes d’observations variées vous sont proposées pour éviter l’aspect parfois trop « scolaire » de cette phase. Bien sûr, toutes les activités proposées sont optionnelles et appelée à être modifiée pour mieux coller avec le groupe.

  • Des éclairages complémentaires

Ceux-ci sont donnés pour aider l’animateur à mieux saisir le texte. Vous pourrez trouver dans cette section : des informations sur le texte, des notes sur les difficultés potentielles du texte, des questions supplémentaires pour approfondir ou relancer la discussion, des détails qui ne sont peut-être pas indispensable à la discussion mais que l’auteur de l’article aurait trouvé trop frustrants de ne pas mentionner.

Le Canevas

Matériel à prévoir

Des feutres, une grande feuille (débat muet), 5 feuilles blanches pour les dessins, 1 feuille blanche pour remplir le tableau.

Accroche: 

Faire écouter la chanson : « il faut que tu respires » de Mickey 3D ou le remake avec Bigflo & Oli

  • Quel message cette chanson veut faire passer ?
  • Partagez-vous le pessimisme de cette chanson
  • Ne vaudrait-il pas mieux faire disparaître les hommes avant qu’ils ne fassent tout disparaître ?

Lecture du texte

Observation

Diviser le groupe en 5, leur donner une feuille blanche et leur répartir les différentes strophes du Psaume :

v. 1-4 ; v. 5-13 ; v. 14-23 ; v. 24-30 ; v. 31-35

Dessiner la scène.

Comprendre le texte

Dans le tableau suivant, notez le rapport des uns avec les autres pour chaque partie. (toutes les cases ne sont pas forcément remplies)

 DieuHumainsNature/Animaux
v. 1-4Se sert des éléments de la nature et les domine Sert d’accessoire à Dieu
v. 5-13Fixe des limites aux éléments de la nature ; utilise l’eau pour les besoin des animaux Est limitée par Dieu
v. 14-23Subvient aux besoins des animaux ; donne aux humains les moyens de subvenir à leurs besoins, établit le cycle jour/nuit des être vivantsTire de la nature ce qu’il faut pour ses besoins, et même plus : la joieDépend de Dieu pour ses besoins
v. 24-30Renouvelle la nature Leur multitude montre la sagesse de Dieu Comptent sur Dieu
v. 31-35Se réjouit de ses œuvresTrouve sa joie en Dieu 

Synthèse du tableau

  • D’après ce qui a été relevé, que voit-on de la volonté de Dieu pour sa création ?
  • Comment ce texte montre la sagesse de Dieu (cf v. 24)

Harmonie de ce qui compose la terre, La multitude des êtres vivants : il faut être balaise pour concevoir tout cela. Les v. 27-30 développe l’idée de renouvellement de la terre. C’est le cycle vie/mort des êtres vivants qui permet ce renouvellement. 

  • Quels sont les points communs et les différences entre les humains et les animaux ?

L’homme travaille le jour et profite de son travail, les hommes dépendent des plantes que Dieu fait pousser, et de leur travail pour faire le pain. Les animaux dépendent directement de Dieu pour leur gîte et leur nourriture (les herbes v. 14, les arbres pour les oiseaux, v. 17-18, les proies pour les lions). L’homme s’occupe de lui-même sur la base de ce que Dieu place dans la nature, Dieu s’occupe directement des animaux.

Si personne ne le remarque, il vaut la peine de souligner le thème de la joie. Il est le seul à tirer de la joie du fruit de son travail.

  • Que peut-on en déduire sur la place spéciale qu’a l’homme au sein de la création ?
    • Cette place spéciale lui permet-elle de faire ce qu’il veut avec la nature ?

Il est à la fois une partie de la nature, et à la fois une place spéciale dans cette nature, il y travaille de manière plus autonome que les animaux (mais pas totalement autonome, il dépend aussi de Dieu) et peut en profiter.

Les réponses peuvent être diverses à cette question, ne vous battez pas trop. Mais s’il abime trop la planète, il ne pourra plus en tirer de quoi faire son pain. Si les lions n’existent plus pour adresser leurs prières à Dieu, ce n’est pas sûr qu’il apprécie)

  • Diviser le groupe en deux camps qui devront débattre de la question suivante : La description de la nature dans ce Psaume est-elle idéale ou réaliste ?

Dans le camp réaliste, il y a toutes les descriptions de ce qui se passe dans la nature, dans le camp idéaliste : les eaux ne couvriront plus la terre mais il y a des déluges de temps à autre quand même, le travail est présenté sans l’aspect frustration et difficulté, on ne parle pas des animaux sauvages qui peuvent aussi faire des humains leur proie.

Conclusion du texte (v. 32-35)

  1. Quel est le point commun entre Dieu et l’homme ? 
    • Qu’est-ce qui donnait de la joie à l’homme au v. 15 ?
    • Quel est le rapport entre la joie en Dieu et la joie dans le vin ?
    • Qu’en déduire sur la relation humains/Dieu ?

Les deux éprouvent de la joie. L’homme tire sa joie en Dieu, mais dans la partie précédente, il tirait de la joie du vin. Le vin est le fruit du travail de l’homme et il en tire de la joie. L’homme (et le reste aussi) est le fruit du travail de Dieu, et il en tire de la joie. L’homme et Dieu tirent de la joie du fruit de leur travail. Encore une fois, ça souligne la place spéciale de l’homme par rapport au reste de la création, en se réjouissant il reproduit à son échelle quelque chose de Dieu.

C’est une relation qui a pour but la joie.

  • N’est-ce pas abusé de vouloir faire disparaître les pécheurs du monde ? (ou une formulation moins choc : est-ce la volonté de Dieu de faire disparaitre tous les pécheurs ?)
  • Qui peuvent-être ces pécheurs ? Pourquoi l’auteur du Psaume voudrait-il les voir disparaître ?

À la première réponse, les gens répondent comme ils le veulent :] Les pécheurs pourraient être ceux qui ne reconnaissent pas Dieu comme l’auteur de tout ce qui a été décrit jusqu’ici, et ne pas reconnaître l’auteur de la joie des hommes, c’est injuste. Nous sommes dans un contexte de réaction au polythéisme où les gens adoraient les éléments de la nature plutôt que le créateur des éléments de la nature.

Aujourd’hui nous voyons ce texte à travers le prisme de la question écologique mais c’est anachronique. Mais on peut tout de même tirer des implications sur l’écologie. D’un côté le texte s’opposerait à ceux qui auraient tendance à diviniser la création pour la préserver et d’un autre côté, les pécheurs peuvent aussi être ceux qui gâchent la création qui a été idéalement décrite jusqu’ici. En décrivant la nature sans l’aspect abimé par les pécheurs, on souligne le scandale que sont ceux qui la gâchent.

Et nous alors ?

  • Comment l’auteur du Psaume aurait réagi à la chanson ?
  • Pour certains, le sens de la vie se trouve dans la recherche du plaisir ? Qu’est-ce que ce texte aurait à leur dire ?
  • Que vision écologique biblique peut-on tirer de ce texte ?

Finalement, proposez de prendre un temps de 5min en silence où chaque personne peut noter, une chose qu’elle veut retenir pour elle du texte/de la discussion.

Défi pour la prochaine fois : que chacun parle de ce qu’il a retenu à un.e ami.e que ça pourrait intéresser.

Les Notes complémentaires et questions supplémentaires en vrac

Sur la structure du texte

L’image suivante résume la structure de ce texte qui est comme la plupart des Psaumes, un poème. Celui-ci est décomposé en 5 strophes qui se reconnaissent au fait que le début et la fin de chaque strophe se font écho.

Ce poème qui nous transporte dans la création de Dieu et nous fait voyager en nous faisant emprunter à chaque strophe une nouvelle escale, et chacune de ces escales va dépeindre un tableau de la création. Le point de départ du voyage, c’est Dieu. Le psaume commence par : « que tout mon être bénisse l’Éternel ». Et on va nous présenter le Dieu majestueux qui est au-dessus de la création. Et puis de ce point de départ le Psaume va nous faire un mouvement de zoom, puisqu’après Dieu on va avoir une fenêtre sur le monde dans la deuxième strophe puis sur les habitants du monde dans la troisième strophe et à partir de là on va refaire un mouvement de dézoom, on va repartir dans le monde pour finir avec Dieu dans la dernière strophe, et le Psaume finit comme il a commencé en disant : « que tout mon être bénisse l’Éternel »

Ce poème qui nous transporte dans la création de Dieu et nous fait voyager en nous faisant emprunter à chaque strophe une nouvelle escale, et chacune de ces escales va dépeindre un tableau de la création. Le point de départ du voyage, c’est Dieu. Le psaume commence par : « que tout mon être bénisse l’Éternel ». Et on va nous présenter le Dieu majestueux qui est au-dessus de la création. Et puis de ce point de départ le Psaume va nous faire un mouvement de zoom, puisqu’après Dieu on va avoir une fenêtre sur le monde dans la deuxième strophe puis sur les habitants du monde dans la troisième strophe et à partir de là on va refaire un mouvement de dézoom, on va repartir dans le monde pour finir avec Dieu dans la dernière strophe, et le Psaume finit comme il a commencé en disant : « que tout mon être bénisse l’Éternel »

Dieu est grand (V. 1-4)

Dans le premier tableau, on se focalise sur Dieu et sur son rapport à la création. Le Psalmiste va montrer à quel point Dieu est grand.

  • À quoi sont comparés les différents éléments de la nature ? Pourquoi faire ces comparaisons ?

Il utilise ces éléments comme des accessoires, c’est une manière de montrer que Dieu est bien au-dessus de sa création et qu’il la maîtrise, d’autant que ces éléments, de notre point de vue sont impressionnants ou nous dépassent.

  • Sachant que ce texte s’adresse à des personnes dont la culture ambiante est polythéiste dans laquelle on adore le soleil, les étoiles etc., quel effet a pu faire aux premiers lecteurs de comparer les rayons du soleil, les nuages à un char, etc. ?

Le psalmiste fait des dieux adorés par les peuples alentours (que les israélites pouvaient être tentés d’imiter) des accessoires. C’est assez piquant en fait contre l’idolâtrie.

Les Conditions de la vie sur Terre (v. 5-13)

Le thème central de cette partie, c’est l’eau. C’est une strophe dynamique où l’on suit le parcours de l’eau jusqu’à ce qu’elle soit bues par les animaux. Globalement dans ce Psaume, il y a beaucoup de références au récit de la création et ici se trouve certainement la référence la plus claire parce que le Psalmiste raconte à nouveau ce qui se passe au 3ème jour où Dieu rassemble l’eau pour qu’elle laisse paraître la terre mais de manière plus actualisée et dynamique.

  • Comment Dieu utilise-t-il l’eau dans les v. 5 à 13 ? Quel est le but de l’eau ?

Il met des limites à l’eau, il l’utilise pour faire du bien, pour s’y abreuver. Ici l’auteur nous fait voyager en suivant le parcours de l’eau d’une montagne jusqu’à sa vallée

  • Sachant que les Israélites auxquels cette poésie s’adresse n’étaient pas un peuple de marin et associaient les eaux au chaos et au mal. Comment ce texte a pu les faire réagir ?

C’est rassurant de voir que ce qui est perçu comme nous dépassant et qui hors de notre contrôle n’échappe pas à Dieu

  • Quel rapport entre Dieu et la nature peut-on déduire de ces versets ?

On voit Dieu à la fois distingué de la nature, il n’est pas la nature et à la fois qui a une maîtrise de tout.

Les activités des hommes et des bêtes (v. 14-23)

Attention, l’abus d’alcool est dangereux pour la santé. Cette strophe nous amène au sein du quotidien des hommes et des bêtes et montre comment leurs besoins sont satisfaits dans le cadre que Dieu a placé.

  • Quel est le rôle du travail pour les humains ?

Le travail permet à l’homme de se nourrir et de prendre du plaisir avec ce qu’il produit. Le travail n’est pas une finalité ni une valeur en soi (à comparer avec la « valeur travail » que défendent les hommes politiques) mais un moyen pour atteindre un but : se réjouir.

  • Qu’est-ce qui donne de la joie aux humains ? Pourquoi mentionner la joie ?

Le vin et le pain. Souligner la joie montre que l’homme n’est pas fait que pour travailler, que Dieu a voulu que l’homme existe aussi pour prendre du plaisir.

Il vaut éventuellement la peine de remarquer, à un moment, que le pain est représentatif des besoins quotidiens, et le vin représentatif de ce qui donne du plaisir et l’occasion de se réjouir. Ça ne veut pas dire qu’on est obligé de ne manger que du pain et de boire du vin, c’est une poésie, rappelez-vous : l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération ;). 

Débat possible : puisque l’homme tire ses besoins de la nature, il n’a plus besoin de Dieu. D’accord / Pas d’accord ? Pourquoi ?

Et tout l’enjeu du texte est justement de montrer que certes, la nature subvient à nos besoins, mais c’est seulement en tant qu’elle est le moyen que Dieu a mis en place pour subvenir à nos besoins mais ultimement, c’est Dieu qui subvient à nos besoins et aux besoins de la nature.

Aujourd’hui, nous n’avons pas toujours un rapport très sain avec le Plaisir. Nous vivons dans une société qui est essentiellement hédoniste en affirmant que le sens de la vie se trouve dans le plaisir, j’existe pour prendre du plaisir. Et je crois qu’il y a du vrai, dans une certaine mesure nous avons été créé pour la joie. Le problème de notre société, c’est qu’elle cherche un plaisir sans Dieu, et un plaisir sans limite. Alors que la joie auquel le psalmiste nous invite, c’est une joie qui se déroule dans le cadre de Dieu. Et sans ce cadre, il y a un excès, une course au plaisir qui devient plus destructrice qu’épanouissante. Le plaisir devient le salut de toutes les autres difficultés de la vie. Pourtant l’échappatoire n’est pas le divertissement, mais c’est Dieu.

La multitude de la vie sur terre (v. 24-30)

Cette strophe fait de nouveau prendre de la hauteur en faisant contempler la multitude des créatures comme preuve de la sagesse de Dieu.

Un élément du texte peut faire débat chez les chrétiens : au v. 29-30, le cycle vie/mort des animaux est présenté comme le moyen par lequel Dieu renouvelle la terre. La mort étant fortement associé au péché partout ailleurs, il peut être surprenant de la voir utilisée de manière positive.

Pour certains, le propos du psalmiste serait de montrer que malgré la présence de la mort le monde continue de fonctionner. Pourtant ici, la mort n’est pas présentée comme un moindre mal mais comme un mécanisme qui montre la sagesse de Dieu.

Pour d’autres, le fait que dans Genèse 3, l’homme retourne à la poussière est une conséquence de la faute d’Adam et Ève. Mais ça n’implique pas forcément que le fait que c’est négatif pour les autres êtres vivants. On pourrait même dire que ce qui est dramatique avec la condamnation de Genèse 3, c’est que l’homme rejoint la condition des autres animaux : retourner à la poussière, alors qu’il aurait dû y échapper parce qu’il est image de Dieu.  

  • Comment l’idée d’harmonie transparaît de cette section ?

La conclusion du Psaume : v. 31-35

Dans la strophe finale, nous trouvons la réponse qui est attendue du lecteur face à l’œuvre de Dieu : la louange. On trouve aussi la réponse opposée : les pécheurs sont appelés à disparaître. Ce verset peut paraître surprenant voir choquant pour beaucoup, surtout que le thème du péché n’a pas du tout été développé jusqu’ici.

Le psalmiste exprime une grande frustration qui vient de ce que la terre n’est pas comme celle qu’elle devrait être, et la cause de tout cela, c’est l’existence des pécheurs. S’il exprime sa frustration à Dieu, c’est qu’il sait aussi que seul Dieu peut fournir une solution au problème des pécheurs à tous ceux qui gâchent la création, il place son espérance en Dieu. On peut imaginer que son espérance vient de ce qu’il contemple de beau dans la création en sachant que ça vient de beau, et que si Dieu a créé une si belle création, si il est tout puissant, il ne va pas laisser sa création être gâchée.

Que les pécheurs disparaissent, c’est effectivement ce qui doit arriver pour enlever la tâche sur la création, et les tâches c’est nous. Et si ce que le Psalmiste prie devait s’appliquer tous les hommes devraient disparaître, et ça serait juste. Heureusement, avec Jésus, Dieu ne laisse pas tous les hommes se perdre, mais il règle le problème du péché et par la foi il nous change pour nous rendre acceptable à ses yeux, il nous rend capable d’exister pour lui et plus contre lui.  On peut d’autant plus se réjouir en lui, parce que par grâce, il ne va pas nous faire disparaître.

Et donc pour conclure, contempler la création et y discerner la main de Dieu, ça nous aide à voir que notre existence, et l’existence de l’existant a un but, c’est de réjouir le Seigneur. Mais cette constatation crée une certaine frustration à cause du décalage entre ce qui réjouit Dieu et le mal. Ce décalage nous pousse au scandale : le mal, c’est scandaleux, à la fois le mal en nous et le mal autour de nous. Mais ce scandale nous pousse aussi à espérer en Dieu pour trouver notre joie en lui, il nous pousse aussi à vouloir mener cette vie qui plaît à Dieu et à vouloir que nos amis et nos proches aussi, puisse trouver leur joie dans le Seigneur.

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