Le sexe selon Dieu

Par ignorance, ou en déformant des choses qui, au départ, étaient vraies, on a dit et écrit beaucoup de bêtises à propos du regard que Dieu porte sur le sexe, soit. Cet article a donc la lourde tâche de dissocier le mythe de la réalité. Mais au préalable, il faut dire deux choses essentielles afin d’éviter tout malentendu :

  • C’est le point de vue de la Bible qui va être donné ici. Nous pensons, en tant que protestants, que c’est dans ce seul livre qu’il faut chercher la volonté de Dieu. Si vous trouvez ce livre « périmé » ou moyenâgeux, ce chapitre va peut-être vous faire changer d’avis.
  • Vous n’allez pas être confrontés à « un manuel des choses à faire ou à ne pas faire pour être sauvé » ; d’après la Bible, c’est uniquement la foi en Jésus-Christ, le Fils de Dieu, qui sauve, pas d’éventuelles bonnes œuvres. Il ne faut donc pas mettre la charrue avant les bœufs : pour pouvoir obéir ou même avoir envie d’obéir aux prescriptions bibliques qui vont suivre, il faut être aidé par Dieu, il faut l’aide de son Saint-Esprit, il faut être chrétien.

LE SEXE EST VOULU PAR DIEU !

C’est la première grande affirmation qu’il faut proclamer. Dès la première page de la Bible, quand Dieu crée le monde et tous les êtres, il déclare tout cela « très bon » ; et dans le « tout cela », il y a bien sûr le sexe ! Il est voulu par Dieu parce qu’il sert à trois choses :

Le sexe sert à faire des bébés

Dieu commande à l’homme (et aux animaux) d’être fécond, cela fait partie de son mandat. Et il est vrai que l’on n’a pas inventé mieux que les relations sexuelles pour avoir des enfants ! Cependant, dans le Nouveau Testament, ni Jésus ni par la suite, Paul ne parlent de procréation quand ils parlent du mariage. La procréation n’est pas le seul but de la sexualité, la femme n’est pas qu’une reproductrice, comme dans le monde animal ! Il y a d’autres choses…

Le sexe sert à prendre du plaisir

Voici ce qu’on peut lire dans le Cantique des cantiques :

« Que de beauté dans ta tendresse, ma soeur, ma fiancée ! Combien ta tendresse vaut mieux que le vin, et la senteur de tes parfums que tous les aromates !

Tes lèvres distillent le miel, ma fiancée ; il y a sous ta langue du miel et du lait, et la senteur de tes vêtements est comme la senteur du Liban.

Tu es un jardin clos, ma soeur, ma fiancée, une fontaine close, une source scellée. (…) Éveille-toi, (vent du) nord ! Viens (vent du) sud ! Souffle sur mon jardin, et que ses aromates s’en exhalent ! -Que mon bien-aimé entre dans son jardin, et qu’il mange de ses fruits exquis ! » ( Cantiques des cantiques 4.10-16)

Voici ce qu’on peut lire dans le livre des Proverbes :

« Que ta source soit bénie, et fais ta joie de la femme de ta jeunesse, biche des amours, gazelle pleine de grâce : Sois en tout temps enivré de ses charmes, sans cesse épris de son amour. » (Proverbes 5.18-19)

Si ça, ce n’est pas de la sensualité ! Comme ces passages le suggèrent, le plaisir est une invention de Dieu, c’est un don fait à ses créatures, un sujet de louange ! Les organes du plaisir et autres zones érogènes ne sont pas là pour rien. Si à une certaine époque, l’Église officielle a pu affirmer que le plaisir était une invention du diable, contre l’avis d’un Dieu bien plus attiré par les contritions et l’auto-flagellation, elle a eu tort : elle a affirmé cela contre l’enseignement biblique !

Le sexe sert à s’aimer

Parler de sexe, c’est bien sûr parler d’amour ! L’homme a été créé pour aimer, pas pour être dans la solitude. On ne peut aimer seul. Dieu lui-même ne pourrait être amour s’il était seul : Le Père aime le Fils et le Saint-Esprit. Dieu donne à l’homme un vis-à-vis pour construire une relation dans le partage et la diversité. Sans la femme, l’homme est incomplet, il ne peut se suffire à lui-même. Amour implique communication, échange, dialogue, réciprocité, affection, confiance. Adam a devant lui un être qu’il peut aimer en étant aimé en retour, devant qui il se reconnaît responsable. La relation sexuelle doit donc être dans un tel cadre : le plein accord, le plein consentement de l’autre.

Extrait de Questions autour de Dieu, GBU – Farel, 2009. Chapitre 6, Pourquoi Dieu met-il des limites à la sexualité ?

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