Romains 6.15-23

Étude réalisée en février 2005 dans la série de canevas sur l’épître aux Romains.

Note pour l’animateur : Il est recommandé à l’animateur de lire l’introduction à l’épître de Paul aux Romains ici.

INTRODUCTION

Si vous avez manqué le début…
Dans le début de sa lettre, Paul a démontré à ses destinataires, juifs devenus chrétiens, que ce n’est pas le respect de la loi de Moïse qui peut les sauver puisqu’ils n’arrivent pas à la respecter. C’est la Grâce de Dieu qui les sauve. Une très bonne nouvelle : ce ne sont pas leurs actes (très imparfaits) qui pourront les sauver, mais uniquement la foi en Jésus-Christ.

OBSERVATION – INTENTION DU PASSAGE

 

    • La question de départ de Paul est-elle seulement rhétorique ?

 

  • Quelle métaphore utilise-t-il pour illustrer son propos ?

La référence à l’esclavage ne doit pas vous choquer. En effet, l’esclavage fait partie intégrante du mode de vie des sociétés antiques. À Rome par exemple, il y avait bien plus d’esclaves que d’hommes libres.
Paul prend donc un exemple très parlant pour ses destinataires habitant LA ville. En outre, l’esclavage est quelque chose de normal à cette époque. Juger cette pratique, au 21ème siècle, comme quelque chose de « barbare », est un pur anachronisme.

Statut de l’esclave romain : L’esclave, simple chose, simple outil (instrumentum genus vocale, c’est à dire espèce d’outil doté de la parole) a une existence légale, mais il est dépourvu de tout droit civil (par exemple il ne peut pas se marier, il vit en concubinage). Pour autant, son maître n’a pas le droit de le traiter n’importe comment, selon son bon plaisir : les censeurs peuvent noter d’infamie le maître coupable de mauvais traitements. Si celui-ci dispose du droit de vie et de mort sur lui, il ne peut l’exercer, du moins en théorie, que dans le cadre des lois. Une évolution s’est dessinée avec le temps, favorable aux esclaves : il est associé au culte domestique et il prend part à certaines fêtes, il est enterré religieusement.

    • Quels sont les 2 types de maître qu’un Homme peut avoir ?

 

    • Cela vous rappelle-t-il des paroles de Jésus ? (Matthieu 6.24)

 

    • Quelles sont les différences entre ces 2 maîtres ?

 

    • Pourquoi Paul encourage-t-il les romains à choisir Dieu comme maître ?

 

  • Qu’est ce que « maître péché » pousse à faire à ses esclaves ?

Le maître affranchit un esclave de son vivant ou il prévoit son affranchissement dans son testament : le cas est régi par la loi. L’esclave peut être affranchi par décision de justice ou, sous l’Empire, par décision du prince. L’esclave peut faire des économies et se constituer un pécule, avec lequel il achètera sa liberté. L’esclave affranchi est un homme libre, un citoyen, à cela près qu’il reste encore soumis à certaines obligations à l’égard de son ancien maître et à des restrictions de droit auxquelles échappera son fils. Un affranchi peut être à nouveau réduit en esclavage.

    • Comment peut-on être affranchi du Péché ? (v.18)

 

    • Pourquoi être l’esclave de Dieu équivaut, en fait, à être réellement libre ?

 

    • Pourquoi être libre à l’égard de la justice équivaut, en fait, à être complètement esclave ?

 

  • Du coup, que signifie pécher volontairement tout en étant sous la Grâce de Dieu ?

APPLICATION

    • Pourquoi nos contemporains ne sont-ils pas conscients d’être des esclaves ?

 

    • Qu’est ce que les chrétiens font de cette liberté acquise en Christ ? (citez le bon et le mauvais !)

 

  • En quoi le diable a-t-il été très fort de créer des prisons sans murs ? (perversion de la liberté)
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