Luc 18.10-14 – Le pharisien et le publicain

Étude de la série “Les pharisiens, des gens pas bien!”, camp d’hiver 2003. Auteur : Nora Shafir, Secrétaire Itinérante dans le Sud-Est

      • Que dénote la manière du pharisien de traiter « tous » les hommes ? (orgueil, fierté, imbu de sa personne), quelle est sa vision du monde ?
      • Observez sa prière, à qui s’adresse-t-il en réalité ? (relever les pronoms personnels…)
      • Qu’est-ce qui résume la religion de ce pharisien ?
      • Qu’est-ce qu’un publicain ?
      • Comment le 2ème homme s’adresse-t-il à Dieu ?
      • Comment se considère-t-il lui-même ?
      • Que demande-t-il dans sa prière ?
      • Vous est-il déjà arrivé de faire de telles remarques ? Ne sont-elles pas similaires à celles que font ce pharisien ?
      • Pourquoi avons-nous besoin de nous comparer aux autres sans arrêt ? Aucun d’entre nous ne peut s’approcher de Dieu sur la base de son mérite ; et bonne morale, oeuvres…
      • Mais nous devons reconnaître que nous sommes pêcheurs et que nous avons besoin du pardon de Dieu
      • Notre façon de prier, d’aborder Dieu… Qu’est-ce que ce passage nous encourage à vivre ?
      • Moi non plus je n’aurais pas apprécié, mais au moins je n’aurais jamais dit ce qu’elle a dit
      • Je ne me serais jamais mise si en colère à cause d’une histoire si insignifiante…
      • Je sais bien que je ne suis pas parfait, mais je n’aurais jamais…
      • Tu te rends compte de ce que M… a fait? Comment peut-on être si cruel?

OBSERVATION-INTERPRÉTATION

Les Israélites priaient généralement debout mais l’agenouillement pouvait marquer une plus grande dévotion. Dans les 2 cas, les mains étaient tendues vers ou vers son sanctuaire. En signe d’humiliation, on priait aussi parfois en se prosternant le visage contre terre. Lorsque le Temple n’exista plus, la prière chez les Juifs en vint à prendre la place du sacrifice. Le Talmud réglemente de façon très détaillée les diverses sortes de prières, leur ordre, l’attitude qu’elles demandent. Les anciens rabbins estimaient essentiel le port de phylactères pendant la prière.

 

Dans l’empire romain, les publicains (ou « péagers ») étaient préposé à la perception des impôts et des droits de passage sur les marchandises, que l’on transportait d’un territoire à l’autre. Excepté quelques rares personnages honnêtes, les publicains volaient (cf. Luc. 3:12, 13; 19:8). Dans les provinces, toutes les classes les détestaient, sauf peut-être les gouverneurs romains, qui souvent s’entendaient avec eux pour extorquer l’argent des contribuables.

 

il était écrasé par le sentiment de son indignité et courbé jusqu’au sol. Il n’osait même pas lever les yeux au ciel, mais il se frappait la poitrine en implorant la miséricorde de Dieu : O Dieu, sois apaisé envers moi, un ( littéralement. « le » ) pécheur ! Il ne se considérait pas comme un pécheur parmi d’autres, mais comme le pécheur indigne de toute faveur divine.

MISE EN PRATIQUE

Même si on a du mal à s’identifier au pharisien et qu’on n’a jamais prié aussi « audacieusement », il nous arrive d’avoir une attitude semblable dans d’autres contextes…

Dieu s’attache-t-il uniquement à attitude pendant notre prière, qui commence par : « notre Père qui êtes au cieux » et qui finit par « au nom de Jésus, Amen » ? ou est-il attentif/est concerné/s’attache par notre attitude en tous temps ?

La parabole suivante est destinée à ceux qui se persuadent d’être justes et qui méprisent les autres . En annonçant qu’un des deux hommes était un pharisien, le Seigneur ne laissait planer aucun doute sur la catégorie des personnes visées. Le pharisien, tout en adoptant la forme de la prière, ne parlait pas en réalité à Dieu. Il était plutôt en train d’énumérer ses mérites moraux et les réalisations de sa vie religieuse. Au lieu de se mesurer à l’échelle de la perfection de Dieu et de découvrir combien il était pécheur, il se comparait aux autres et s’enorgueillissait d’être meilleur. La fréquente répétition du pronom personnel je montre à quel point il était présomptueux.

Notre façon de mesurer notre valeur, en fonction des autres, le jugement, la critique, la dévalorisation/rabaissement des autres pour se remonter. Attention à nos manières de nous exalter en traitant/considérant les autres avec mépris / arrêtons-nous de nous comparer aux autres.

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