Jacques 3.13-4.10 – Sagesse de Dieu vs. Folle sagesse

Quand on est chrétien, on veut évidemment laisser Dieu « officiellement » conduire sa vie ! Mais quand on regarde dans les détails, ce n’est pas aussi simple. On a un besoin, on pense compter sur Dieu et on va chercher la solution ailleurs. Spoiler alert : ce n’est pas une bonne idée ! Le texte d’aujourd’hui aborde la question de 2 sagesses : celle qui vient de Dieu, et celle qui vient de notre propre chair (la version de nous sans Dieu), voire du diable. De quelle sagesse relèves-tu ?

// SagesseS

La sagesse est un thème récurrent dans Jacques, c’est ce qui viendra régler les problèmes dans l’église. Au v.13, « sagesse » est synonyme de « lutte contre le péché en cherchant la volonté de Dieu » ; la conséquence est « une belle conduite », pleine de « bons fruits », avec une liste de qualificatifs au v.17 qui rappellent la liste du fruit de l’Esprit (Gal. 5.22), car cette sagesse est celle de l’Esprit-Saint. Ce qui est étonnant, c’est que l’autre attitude « terrestre, animale et démoniaque », qui provoque « toutes sortes de pratiques mauvaises », est aussi appelée « sagesse », et non « folie » ! Certainement parce que nous l’identifions comme sagesse, trouvant des excuses, justifiant nos mauvais penchants ou encore notre ambition personnelle. Exemple : si je veux être délégué de classe pour de mauvaises raisons (« je suis le meilleur, les autres sont nuls, je le mérite », « au moins je serai peut-être aimé, regardé »…) mais que je suis en concurrence avec quelqu’un qui, objectivement, serait un meilleur délégué, quelle sera ma « sagesse » ? Celle de me dire : « je laisse ma place, et Dieu répondra à mes besoins mieux que ce rôle », ou celle qui me fera justifier mon orgueil ?

// La folle sagesse provient de l’infidélité à Dieu

La deuxième « sagesse » (la folle sagesse) ne mène nulle part de bon. Au contraire, puisque ce n’est pas la bonne manière de s’y prendre pour combler nos besoins (qui peuvent être légitimes), de 1) on n’obtient rien, et de 2) cela créée des problèmes avec les autres ! Si j’ai envie / besoin d’être aimé, est-ce en méprisant les autres (« je suis meilleur qu’eux ») que mon besoin sera comblé ? Non… mais je vais provoquer l’hostilité de mes camarades ! C’est ce que Jacques explique des v.1 à 3.

Et puis au v.4… « adultères ! » Mais qu’est-ce qu’une histoire d’infidélité vient faire ici ? Et bien justement, c’est bien tout le problème ! Quand on a un désir ou un problème et qu’on fait appel à d’autres moyens qu’à Dieu pour combler le désir ou régler le problème, c’est une infidélité à Dieu, lui qui nous connait mieux que personne et qui est le seul qui peut vraiment régler les choses puisqu’il est notre Créateur. C’est grave. Car, comme l’explique Jacques, cela nous pousse à tout aimer plus que Dieu : c’est de l’idolâtrie et cela nous rend ennemi de Dieu (v.4).

Résumé : un problème / besoin légitime réglé sans Dieu => provoque des problèmes => nous rend idolâtre et ennemi de Dieu.  Est-ce que tu as envie de suivre cette voie ? Moi, non !

// Lâcher prise = s’humilier devant Dieu (v.7 à 10)

Ce qui est sûr, c’est que si cette « sagesse » mauvaise est notre attitude (v.7 : elle vient du diable !), et qu’elle déplait à Dieu, sa grâce nous attend. Nous pouvons reconnaître que notre attitude est mauvaise, qu’elle nous éloigne de Dieu, qu’elle nous pousse à compter sur notre autosuffisance au lieu de compter sur Dieu. Il y a besoin de repentance. Outre le pardon de Dieu, on gagne le fait d’être « élevé ». Car en comptant sur Dieu, nous gagnons sa sagesse, sa force, et la connaissance de sa volonté. Nous devons reconnaître que notre identité (car c’est de cela dont il est question) se trouve en lui. Cela implique de lâcher prise : la réponse n’est pas en nous-mêmes, mais en Dieu qui t’a créé et t’aime à en mourir sur la croix.

>>> Des questions pour toi :

  • As-tu un désir ou un besoin légitime qui te tracasse particulièrement ? (Amour, reconnaissance, quête d’identité, …)
  • Sur qui comptes-tu pour que ce besoin soit comblé ? Si c’est sur ta propre sagesse, fais demi-tour ! Si c’est sur Dieu, persévère ! Il répondra.
  • Si tu as besoin de prière, si tu as des questions, des hésitations, n’hésite pas à en parler par exemple avec une personne de confiance.

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