1 Corinthiens 1.26 Considérez donc votre situation, frères : qui êtes-vous, vous que Dieu a appelés à lui ? On ne trouve parmi vous que peu de sages selon les critères humains, peu de personnalités influentes, peu de membres de la haute société ! 27 Non ! Dieu a choisi ce que le monde considère comme une folie pour confondre les « sages », et il a choisi ce qui est faible pour couvrir de honte les puissants.
28 Dieu a porté son choix sur ce qui n’a aucune noblesse et que le monde méprise, sur ce qui est considéré comme insignifiant, pour réduire à néant ce que le monde estime important.
29 Ainsi, aucune créature ne pourra se vanter devant Dieu. 30 Par lui, vous êtes unis au Christ, qui est devenu pour nous cette sagesse qui vient de Dieu : en Christ, en effet, se trouvent pour nous l’acquittement, la purification et la libération du péché. 31 Et il en est ainsi pour que soit respecté ce commandement de l’Écriture :
Si quelqu’un veut éprouver de la fierté,
qu’il place sa fierté dans le Seigneur.
Le problème des corinthiens c’est qu’ils voulaient se la jouer « nous sommes importants et impressionnants ». Paul leur rappelle donc qu’ils n’ont pas les moyens de leurs ambitions car, de fait, ils font partis du « bas peuple ». Et ça tombe bien car c’est la stratégie de Dieu de choisir les choses faibles du monde pour confondre les fortes comme quand il a choisi Israël justement parce qu’il était le moindre de tous les peuples. Ainsi personne ne peut se vanter de ses œuvres en confondant l’action du Seigneur avec la sienne et chacun peut maintenant placer sa fierté en Lui parce que c’est Lui qui a effectué le rachat.
Cette réalité spirituelle est profondément irritante depuis 4000 ans car cela veut dire avoir des leaders qui n’ont pas trop la « gueule de l’emploi » parce qu’ils ont de vraies difficultés structurelles à remplir leur tâche : timidité, caractère très particulier, problèmes psychologiques, réactions imprévisibles, handicaps relationnels… mais ils réussissent à faire un certain nombre de choses très positives car Dieu les a choisis, les forme et les rend capables.
- Nous ne devrions pas regarder à l’apparence mais au cœur. J’ai souvent remarqué que des personnes qu’on pourrait qualifier de « boulets » sont volontaires et pleines de très bonnes intentions… ce qui n’est pas toujours le cas de gens bien sous tout rapport qui sont parfois beaucoup tournés vers eux-mêmes. Bien sûr donner des responsabilités à ces personnes un peu particulières comporte un risque et demande un suivi coûteux mais je pense que ça vaut le coup parce que certains peuvent passer un cap et progresser. Un missionnaire qui a été un exemple pour moi et que j’admire beaucoup a justement été un « handicapé social » à qui on a donné sa chance et qui a progressé jusqu’à être un très bon chef d’équipe ! Ne pas mépriser, regarder le potentiel plutôt que l’existant, c’est la clé.
- J’ai plusieurs fois été obligé de mettre comme responsable de groupe des personnes que je n’aurais jamais choisie s’il y avait eu une autre option. Mais je n’avais vraiment pas le choix… et j’ai été forcé de constater que Dieu a accompli des œuvres très bonnes avec elles.
- Nous sommes tous des boulets dans certains domaines et cela nous pousse à avoir besoin des autres chrétiens pour suppléer à notre handicap. Je connais des personnes extrêmement brillante, impressionnante même, qui ont l’air sûres d’elles, parfois un poil arrogantes, avec un caractère fort. Mais quand on les connait bien on s’aperçoit qu’elles aussi ont des failles qui les font souffrir. Alors au lieu de cataloguer quelqu’un dans la catégorie « boulet », sachons discerner ses peurs, ses souffrances, ses manques et travaillons avec lui… car lui aussi peut sûrement dire la même chose de nous !




1 Pierre 5 : Une espérance inébranlable