Le niveau de langue et le style de cet Évangile démontrent qu’il a été écrit par l’auteur grec qui rédigea aussi les Actes des apôtres. Comme on le voit dans les Actes, il était compagnon de Paul. Seul Luc, « le médecin bien-aimé », remplit ces conditions : n’étant pas quelqu’un de considéré, rien n’aurait incité à lui attribuer cet Évangile s’il n’en avait pas été réellement l’auteur.

L’explication la plus probable au caractère abrupt de la fin des Actes est que Luc ait voulu le terminer par un fait d’actualité alors que Paul en était encore à son premier emprisonnement à Rome. Cela donnerait la date d’environ 62 ap. J.-C. pour les Actes et au moins un an ou deux avant pour l’Évangile.

Cet Évangile insiste particulièrement sur la nature humaine du Seigneur Jésus, tout en témoignant également de sa divinité (voir, par exemple, 10.21-22 ; 24.26, 49). Sa sympathie pour ceux qui souffrent, pour ceux qui sont dans le deuil, et pour ceux qui sont méprisés et rejetés, y apparaît clairement. D’autre part, la nature universelle de l’Évangile, qui s’adresse aux samaritains et aux païens autant qu’aux juifs, est nettement mise en valeur. L’offre gratuite du salut et l’impossibilité de l’acquérir par ses propres mérites apparaissent à plus d’une occasion (par exemple 15.11-32, 17.7-10, 18.9-14, 23.39-43).

Plan

1.1-2.52 Naissance et enfance de Jésus et de Jean-Baptiste.

3.1-4.13 Prédication de Jean-Baptiste. Baptême et tentation du Seigneur.

4.14-9.50 Le ministère en Galilée.

9.51-19.28 Le déplacement vers Jérusalem.

19.29-21.38 Fin de la phase d’enseignement public.

22.1-24.53 La Cène. Arrestation, procès, mort et résurrection du Seigneur.

 

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