Oser aimer son prochain : Ésaïe 58-59

Intro : Comment faire société ?

Clivages, polarisation : notre civilisation occidentale n’a jamais eu autant de moyens de communication et pourtant n’a jamais été aussi morcelée. Aidés par les algorithmes des réseaux (a)sociaux, nous restons bien au chaud avec nos communautés, celles qui pensent comme nous sur certains sujets et qui conspuent les imbéciles/fumiers qui ne sont pas d’accord avec nous. Quand la vie était rurale, on était obligé de vivre avec tout le monde car, pas le choix, on croisait tout le temps tous les panels constituant la société. Maintenant que nous ne sommes plus obligés de côtoyer les gens qui ne sont pas d’accord avec nous, comment fait-on société ? Ce passage va nous aider à répondre à cette question.

Contexte

Le prophète Ésaïe a exercé son ministère dans le Royaume de Juda au 8ème siècle avant Jésus et a beaucoup critiqué une société qui fait semblant d’être proche de Dieu mais qui au contraire n’obéit pas à la loi de Moïse. La sentence va donc tomber : un peuple venant du nord va envahir le pays et tout détruire.

58.1 Crie à plein gosier, 
ne te retiens pas ! 
Elève la voix comme une trompe, 
dis à mon peuple sa transgression, 
à la maison de Jacob ses péchés !

Jour après jour ils me cherchent, 
ils désirent connaître mes voies, 
comme une nation qui aurait agi selon la justice 
et qui n’aurait pas abandonné l’équité de son Dieu ; 
ils me demandent des jugements justes, 
ils désirent s’approcher de Dieu.

Pourquoi jeûnons-nous ? 
Tu ne le vois pas ! 
Pourquoi nous privons-nous ? 
Tu ne le sais pas ! 


Problématique (2-3a)

Les judéens sont apparemment pieux et cela se traduit par la pratique du jeûne. Par le jeûne, on veut être proche de Dieu, attentif à ce qu’il veut dire et aussi à être entendu de lui. Sauf que les bénédictions sont absentes et donc les reproches fusent. 

Le jour où vous jeûnez, 
vous vaquez à vos propres affaires 
et vous pressez tous vos ouvriers.

Quand vous jeûnez, ce ne sont que querelles et brouilles, 
méchants coups de poing ; 
vous ne jeûnez pas comme le veut ce jour, 
pour être entendus d’en haut.

Est-ce là le jeûne que je préconise, 
un jour où l’homme se prive ? 
S’agit-il de courber la tête comme un roseau, 
de se coucher sur le sac et la cendre ? 
Est-ce là ce que tu appelles un jeûne, 
un jour agréé du SEIGNEUR ?

Le jeûne que je préconise, n’est-ce pas plutôt ceci : 
détacher les chaînes de la méchanceté, 
dénouer les liens du joug, 
renvoyer libres ceux qu’on écrase, 
et rompre tout joug ?

Ne s’agit-il pas de partager ton pain avec celui qui a faim 
et de ramener à la maison les pauvres sans abri ? 
De couvrir celui que tu vois nu, 
et de ne pas t’esquiver devant celui qui est ta propre chair ?

La réponse de Dieu va être claire.

Les judéens jeûnent mais :

  • s’enrichissent et exploitent leurs ouvriers (3)
  • c’est l’anarchie sociale avec une très mauvaise ambiance (4) (9)

Dieu les accuse donc d’hypocrisie (5) et leur rappelle que la vraie piété consiste à :

  • Arrêter d’exploiter son prochain (6)
  • Aimer activement son prochain (7) (10)

Donc, Dieu leur demande finalement une seule chose : Voter à gauche ? Donner aux restau du coeur ? Non ! RESPECTER L’ALLIANCE !

Selon la loi de Moïse, il ne doit plus y avoir de pauvres en Israël et les riches devraient être limités dans leur domination. Il devrait y avoir un principe de solidarité familiale, clanique afin que qu’Israël soit un peuple exemplaire, une société paradisiaque qui attire les nations vers l’Éternel.

Alors ta lumière poindrait comme l’aurore, 
et tu te rétablirais bien vite ; 
ta justice marcherait devant toi, 
et la gloire du SEIGNEUR serait ton arrière-garde.

Alors tu appellerais, 
et le SEIGNEUR répondrait ; 
tu appellerais au secours, 
et il dirait : Je suis là ! 
Si tu éloignes du milieu de toi le joug, 
les gestes menaçants 
et les discours malfaisants,

10 si tu offres à l’affamé 
ce que tu désires toi-même, 
si tu rassasies l’affligé, 
ta lumière se lèvera dans les ténèbres, 
et ton obscurité sera comme le midi.

11 Le SEIGNEUR te conduira constamment, 
il te rassasiera dans les lieux arides 
et redonnera de la vigueur à tout ton corps. 
Tu seras comme un jardin abreuvé, 
comme un point d’eau dont l’eau ne déçoit pas.

12 Grâce à toi, on rebâtira sur les ruines d’autrefois, 
tu relèveras les fondations des générations passées ; 
on t’appellera « Celui qui répare les brèches », 
« Celui qui restaure les sentiers, 
pour rendre le pays habitable ».

13 Si tu te gardes de piétiner le sabbat, 
de t’occuper de tes propres affaires en mon jour sacré, 
si tu appelles « délices » le sabbat, 
« glorieux » le jour sacré du SEIGNEUR, 
si tu le glorifies 
en ne suivant pas tes propres voies, 
en ne vaquant pas à tes propres affaires 
ni à tes discours,

14 alors tu feras du SEIGNEUR tes délices, 
et je te ferai circuler sur les hauteurs du pays, 
je te nourrirai du patrimoine de Jacob, ton père 
– c’est la bouche du SEIGNEUR qui parle.

Que rappellent les vv.8-14 ? Le pentateuque.

Le v.8 rappelle… la nuée dans le désert.

Le v.11 rappelle… le désert

Les vv.12 et 14 rappellent la terre promise

Le v.13 rappelle un des principaux commandement : le Sabbat

Moralité

Quand on brise l’alliance, quand on a une piété creuse et hypocrite, Dieu n’est plus présent et donc ses bénédictions s’éloignent et on est malheureux.

Les raisons qui expliquent pourquoi les judéens n’aiment pas leurs prochains

Ce qui était prévu avec Moïse, c’était qu’Israël reçoive tout de Dieu : libération d’Égypte, victoire sur les cananéens et installation sur la terre promise puis bonheur dans un pays ruisselant de lait et de miel grâce à l’Éternel-Roi. 

Le Deutéronome prévient le peuple qu’il doit rester conscient de sa dépendance à Dieu et ne surtout pas croire que c’est grâce à son talent ou sa grande piété qu’il a vécu une si glorieuse aventure. Israël n’est rien et c’est bien pour cela que Dieu l’a choisi. Dans notre passage la dépendance est soulignée par les vv.8-14 et elle est opposée à l’attitude des puissants du temps d’Ésaïe qui ne tirent plus leur richesse de Dieu mais de l’oppression de leur prochain. Comme au début de Genèse, l’indépendance à Dieu aboutit à une autodestruction sociétale, à la loi du plus fort ou du plus méchant. Et au début, ça semble fonctionner (en tout cas pour ceux qui en profitent)… sauf que la fin de Lévitique et Deutéronome rappelle qu’Israël n’est que locataire de la Palestine et que la violation de l’Alliance aboutira à des malédictions (météo, maladie, ennemis, déportation). 

Triangle de Wright

Cela est confirmé par le chapitre suivant car Dieu n’a pas encore fini de répondre à l’accusation des judéens ! Ils disaient que Dieu ne voyait pas et ne savait pas.

59.1 Non, le bras du SEIGNEUR n’est pas trop court pour sauver, 
son oreille n’est pas trop dure pour entendre.

Ce sont vos fautes qui vous séparent de votre Dieu, 
ce sont vos péchés qui le détournent de vous, qui l’empêchent de vous entendre.

Car vos mains sont souillées de sang 
vos doigts de fautes ; 
vos lèvres profèrent le mensonge, 
votre langue murmure l’injustice.

Personne ne porte plainte avec justice, 
personne n’entre en jugement avec probité ; 
on met sa confiance dans le chaos, 
et on tient des discours d’illusion ; 
on conçoit l’oppression, 
et on met au monde le mal.

Ils font éclore des oeufs d’aspic 
et tissent des toiles d’araignée. 
Celui qui mange de leurs oeufs en meurt ; 
et, si l’on en brise un, 
il en éclot un cobra.

Leurs toiles ne suffisent pas à faire un vêtement, 
ils ne peuvent se couvrir de leurs oeuvres ; 
leurs oeuvres sont des oeuvres malfaisantes, 
des actes de violence sont dans leurs mains.

Leurs pieds courent au mal, 
ils ont hâte de répandre du sang innocent ; 
leurs pensées sont malfaisantes, 
ravage et désastre sont sur leurs routes.

Ils ne connaissent pas le chemin de la paix, 
il n’y a pas d’équité sur leurs traces ; 
ils se font des sentiers tortueux : 
quiconque y marche ne connaît pas la paix.

La réponse de Dieu est rigolote : il voudrait bien étendre son bras pour secourir son peuple mais regardez l’état des extrémités qu’il pourrait saisir : Les mains et doigts sont souillés de sang et de fautes (3) et les pieds courent pour répandre le sang (7). Dieu est aussi tout à fait capable de les entendre (1) mais leurs lèvres profèrent le mensonge et leur langue murmure l’injustice (3) donc il n’écoute pas ! 

Juda est comparé à un nid de vipères, une toile d’araignée, un quartier malfamé. 

Ce qui est décrit ici est une perte de sa propre dignité humaine : en abandonnant la relation avec Dieu, en adorant leur propre nombril et exploitant leur prochain, les judéens sont devenus des animaux, des prédateurs dans une jungle. Je pense que l’amour du prochain n’est pas un but en soi  mais un signe: le signe que nous sommes en image de Dieu, ce qui fait notre dignité humaine, ce qui fait de nous une société rappelant la communauté humaine que Dieu a voulu créer au commencement. Moins on est sensible à son prochain, plus on est un humain et une société dégradés, pollués, contaminés par le Péché et loin de Dieu. 

La question qui se pose après un constat si noir est « comment revenir ? » La réponse est dans la suite où le peuple s’exprime :

9 C’est pourquoi l’équité reste loin de nous, 
la justice ne nous atteint pas ; 
nous espérions la lumière, 
et ce sont les ténèbres 
– la clarté, 
et nous marchons dans l’obscurité.

10 Nous tâtonnons comme des aveugles le long d’un mur, 
nous tâtonnons comme des gens sans yeux ; 
nous trébuchons à midi comme au crépuscule, 
au milieu de l’abondance nous sommes comme les morts.

11 Nous grognons tous comme des ours, 
nous gémissons comme des colombes ; 
nous espérions l’équité, mais rien ! 
– le salut, mais il est loin de nous !

12 Car nos transgressions sont nombreuses devant toi, 
et nos péchés témoignent contre nous ; 
nos transgressions sont avec nous, 
et nous connaissons nos fautes :

13 révoltes et trahisons envers le SEIGNEUR, 
reculs loin de notre Dieu ; 
paroles de violence et de subversion, 
paroles mensongères conçues et méditées dans le coeur,

14 de sorte que l’équité recule, 
que la justice se tient éloignée ; 
la loyauté trébuche sur la place publique, 
la droiture ne peut accéder.

15 La loyauté a disparu, 
et celui qui s’éloigne du mal est une proie. 
Le SEIGNEUR voit qu’il n’y a plus d’équité, 
et cela lui déplaît.

La repentance du peuple est la première étape nécessaire à un rétablissement. Et, preuve que les 2 chapitres fonctionnent ensemble, cette section a encore des éléments qui rappellent le chapitre précédent : en 58.10 
ta lumière se lèvera dans les ténèbres, 
et ton obscurité sera comme le midi. Alors qu’en 59.9-10 
nous espérions la lumière, 
et ce sont les ténèbres 
– la clarté, 
et nous marchons dans l’obscurité.

10 Nous tâtonnons comme des aveugles le long d’un mur, 
nous tâtonnons comme des gens sans yeux ; 
nous trébuchons à midi comme au crépuscule, 
au milieu de l’abondance nous sommes comme les morts.

Il y a aussi les mots équité et justice qui était présents en 58.2 qui reviennent 6 fois ici ! 

La repentance vient (comme très souvent) d’un constat d’échec de la société judéenne : le paradis s’est transformé en enfer, ils le reconnaissent. Rappelons que les prédateurs ont eux-mêmes des prédateurs et que c’est désagréable. Ou bien qu’à force de dépouiller, il n’y a plus de ressources. Bref, même les méchants peuvent comprendre que ça ne va pas… mais avouer ses fautes c’est bien beau (c’est la 1ère étape nécessaire au changement) mais quand le système d’exploitation est enclenché comment revenir ? Le v.15 est extrêmement lucide : 15 La loyauté a disparu, 
et celui qui s’éloigne du mal est une proie. 


Dans un système de prédateurs, celui qui veut passer herbivore se fait bouffer direct ! Il faut que tout le monde change pour que ça fonctionne.

C’est à ce moment que Dieu lui-même entre en action :

Le SEIGNEUR voit qu’il n’y a plus d’équité, 
et cela lui déplaît.

16 Il voit qu’il n’y a pas un seul homme ; 
il est atterré, parce que personne n’intervient. 
Alors son bras lui assure la victoire, 
sa justice lui sert d’appui.

17 Il se revêt de la justice comme d’une cuirasse, 
il met sur sa tête le casque du salut ; 
comme d’une tunique il se revêt de vêtements de vengeance, 
il s’enveloppe de passion jalouse comme d’un manteau.

18 Il paiera de retour chacun comme il le mérite : 
la fureur à ses adversaires, 
à ses ennemis ce qu’ils méritent ; 
il paiera de retour les îles comme elles le méritent.

19 On craindra le nom du SEIGNEUR depuis le couchant 
et sa gloire depuis le levant ; 
quand l’adversaire viendra comme un fleuve, 
le souffle du SEIGNEUR le mettra en fuite.

20 Un rédempteur vient pour Sion, 
pour les gens de Jacob qui reviennent de leur révolte 
– déclaration du SEIGNEUR.

21 Quant à moi, telle est mon alliance avec eux, dit le SEIGNEUR : mon souffle, qui est sur toi, et mes paroles, que j’ai mises dans ta bouche, ne seront pas retirés de ta bouche, ni de la bouche de ta descendance, ni de la bouche de la descendance de ta descendance, dit le SEIGNEUR, dès maintenant et pour toujours. 

Comme d’habitude avec l’esclavage du Péché, l’aide ne peut que venir de l’extérieur : Dieu se change alors en guerrier qui revêt son armure (16) pour juger les oppresseurs (18-19) et pour libérer son peuple (20-21). 

Faits intéressants : nous avons ici un juge, un rédempteur et un souffle-Esprit qui rappelle fortement la Trinité ! 

On connecte au NT !

Le Père qui qui punit toute iniquité parce qu’il est Justice, le Fils qui vient pour réconcilier avec son Père ceux qui se repentent sincèrement et l’Esprit Saint qui rend les repentants capables de vouloir obéir aux commandements de Dieu, d’arrêter d’être égoïstes et donc d’aimer leur prochain. Le Dieu trinitaire a tout mis en œuvre pour casser la malédiction qui faisait de nous des humains dégradés et il nous fait ressembler à son Fils pour nous placer dans des communautés qui vivent dans la repentance et dans l’amour. Ces communautés ne vivent pas pour elles-mêmes mais pour servi rJésus leur roi, elles mettent en action les dons spirituels que l’Esprit leur a donnés et cela crée une communauté fraternelle, une société harmonieuse qui est un avant-goût de la nouvelle terre. D’après Eph 6 et 1th 4 le Saint Esprit met aussi à disposition des chrétiens une armure pour résister aux attaques diaboliques… et il y a 2 éléments qui sont communs à celle de Dieu ici : le casque du Salut et la cuirasse de la justice (de l’amour selon 1Thess). L’Église doit donc être le lieu où la piété n’est pas creuse et où l’on ne pense pas à soi mais au royaume de Dieu et donc à ses frères et sœurs qui font partie du même corps.

Applications

  • Le vrai thème du passage. Ce passage sert souvent de base pour justifier la lutte contre les inégalités et le soutien d’ONG chrétiennes comme le SEL, Portes Ouvertes ou l’ACAT et je pense que c’est une erreur d’interprétation. S’il faut bien entendu soutenir ces ONG et lutter contre toute forme d’oppression et d’exploitation, je pense que notre passage parle avant tout de l’ambiance qui règne à intérieur des Églises (en France). S’il y a des problématiques d’inégalités sociales qui subsistent comme dans l’Église de Corinthe ( 1 Co 10) ou des luttes de pouvoir comme dans la lettre de Jacques, je pense que notre piété hypocrite vient avant tout de notre individualisme qui nous rend assez indifférents à nos frères et sœurs dans la foi ou pire qui nous fait croire qu’ils doivent être conformes à notre volonté. De cette indifférence à l’autre naissent les incompréhensions et notre incapacité à comprendre d’autres points de vue que le nôtre. C’est un véritable problème car si Dieu a créé l’Église, c’est pour que la collaboration de ses enfants grâce aux dons de l’Esprit fasse avancer son Royaume sur terre ! Le manque de communion fraternelle est donc moins un problème sentimental/affectif qu’un problème de compréhension et d’obéissance au plan de Dieu pour nous, son peuple. Alors luttons contre notre Péché qui nous fait croire que nous sommes le centre du monde et laissons l’Esprit nous conduire dans la volonté du Père : nous ne sommes pas des enfants uniques mais au contraire membres d’une famille (très très) nombreuse ! L’Eglise n’est pas une option.
  • Comment faire pour éviter un de ces 2 pièges : aider notre prochain en oubliant Dieu (humanisme) ou adorer Dieu en oubliant notre prochain (piété hypocrite) ? C’est simple et c’est Paul qui nous donne la clé : grâce à notre sauvetage en Jésus, nous formons désormais un corps avec les autres membres de l’Église (cf. 1 Corinthiens 12). Il n’y a pas le choix, nous sommes interdépendants ! Et comme un gros coup de marteau sur le doigt fait souffrir le corps tout entier ou un massage cervical le détendre, nous ne pouvons pas prétendre être indifférents à la souffrance ou au bonheur des frères et sœurs en Christ. Mais ce n’est pas tout : ce lien organique permet de nous entraider pour aller mieux dans notre caractère, comportement et notre service. Autrement dit Dieu se sert de notre prochain pour notre sanctification, c’est à dire nous faire ressembler à Jésus. Ne pas être attentifs à ses frères et sœurs c’est donc les priver de notre aide (non assistance) et ne pas leur demander de l’aide (une sorte de suicide spirituel). Alors pourquoi ne pas aller mieux individuellement ET collectivement (puisque les 2 sont imbriqués) ? Pourquoi passer à côté de la progression et du bonheur ?

Si le Dieu trinitaire nous a sauvés, c’est pour intégrer cette nouvelle société qui, de par son fonctionnement, démontre son action puissante dans le monde. Alors pour que notre piété ne soit pas aussi vide que celle des judéens du temps d’Ésaïe, laissons le Saint-Esprit nous transformer afin de remplir la mission qui nous est confiée : être sel de la terre et lumière du monde.

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