Nahum 2.1-11 : La prise de Ninive

Qu’est-ce qui te sembleraient être de bonnes nouvelles face aux injustices de notre époque ?

Lors de la première méditation nous avons vu que Dieu est un Dieu juste, fort et puissant, puis dans la seconde, que c’est à lui que revenait l’action de venger son peuple. Aujourd’hui et pour les prochaines fois nous verrons comment cela se réalisera au travers de 7 oracles. Le premier aujourd’hui : La prise de Ninive.

Lecture de Nahum 2.1-11

2.1 Ils arrivent, sur les montagnes,
les pas de celui qui porte la bonne nouvelle, qui proclame la paix !
Célèbre tes fêtes, Juda,
acquitte-toi de tes voeux !
Car le destructeur ne passera plus au milieu de toi,
il est entièrement retranché…
2 Une troupe d’assaut monte contre toi.
Garde la forteresse !
Surveille la route !
Affermis tes reins,
prends courage, sois très fort !
3 Car le SEIGNEUR rétablit l’orgueil de Jacob
comme l’orgueil d’Israël,
parce que les pillards les ont pillés
et ont détruit leurs sarments…
4 Les boucliers de ses guerriers sont rougis,
les hommes vaillants sont revêtus d’écarlate ;
avec le fer qui étincelle apparaissent les chars
au jour où on les prépare,
et les lances s’agitent.
5 Les chars roulent avec furie dans les rues,
ils se précipitent sur les places ;
on dirait des flambeaux,
ils courent comme des éclairs…
6 Il bat le rappel de ses braves,
mais ils trébuchent dans leur marche ;
on se hâte vers la muraille de la ville,
la défense est établie.
7 Les portes des fleuves sont ouvertes,
et le palais s’écroule.
8 C’en est fait, elle est mise à nu,
elle est emmenée ;
ses servantes geignent comme des colombes,
en se frappant la poitrine.
9 Ninive est comme un réservoir d’eau qui fuit…
Arrêtez ! Arrêtez !
Mais personne ne se retourne…
10 Pillez l’argent ! Pillez l’or !
Il y a des trésors sans fin,
des richesses en objets de valeur de toutes sortes.
11 Carnage, saccage et ravage !
Les coeurs fondent,
les genoux flageolent,
tous les reins souffrent,
tous les visages pâlissent.

Il arrive !

Notre passage débute par l’annonce de quelqu’un qui doit venir, ou en tout cas, on voit ses pas et pas lui. Mais qui est cette personne qui laisse des traces? Il apporte une bonne nouvelle, il proclame la paix… Tiens, tiens… Peut-être qu’il s’agit vraiment littéralement de quelqu’un qui annonce la victoire de Juda. On peut également y voir une sorte d’annonce messianique. En effet, dans Esaïe 52.7, on parle des pas de celui qui annonce la Bonne Nouvelle. Ce verset repris dans Romains est interprété comme les pas de Jésus qui annonce la Bonne Nouvelle. Ne nous attardons pas plus sur l’identité de ce messager, qui est dans tous les cas annonciateur de la paix. En effet, très rapidement, Nahum enchaîne en continuant de s’adresser au peuple.

Changement en perspective

Au verset 1, Juda est invitée à célébrer ses fêtes et à s’acquitter de ses vœux. Cela annonce la fin de quelque chose. S’acquitter de ses vœux signifie réaliser les vœux que l’on a émis, on ne doit plus avoir de dettes. Les fêtes célèbrent souvent la fin ou le début de quelque chose de festif en tout cas (une naissance, la fin d’une guerre…). Bref, on sent qu’une nouvelle ère va arriver. Peut-être celle de la paix annoncée par la personne qui laisse des traces de pas? La suite du verset nous le dit. En fait, s’en sera fini du destructeur. Il sera retranché. Mais pas immédiatement et d’un claquement de doigt, non! Ce destructeur va essayer de se défendre, il va monter contre Israël. Aussi l’Éternel invite Ninive par la bouche de Nahum à “garder la forteresse, surveiller la route, affermir ses reins, prendre courage, être très fort” (v 2), mais avec ironie. En effet, ils auront beau faire tout ce qu’ils veulent, les Ninivites seront détruits par l’Eternel qui vient défendre son peuple.

Que la revanche commence !

Un affrontement aura lieu, un affrontement sanglant (v4). Il semble que l’ennemi soit vigoureux (v5), cependant il trébuche, il fuit presque (v5), il perd la bataille (v7-8) Enfin, on sait de quoi il s’agit ! C’est Ninive qui s’effondre (v10). Alors ordre est donné à Juda de piller la ville. Cela peut paraître bizarre, voire horrible d’accabler un peuple déjà perdant, mais en fait, cette pratique était le signe qui marquait la victoire. L’Empire qui se disait riche et imprenable, est réduit à néant, pauvre et nu par l’action de l’Eternel. Puis cette phrase pour finir cette partie : “Carnage, saccage et ravage” censé nous faire entendre les bruits de pots qui se cassent dans la version originale. Imaginez-vous que ça ferait (en gardant la structure rythmique de la version originale) quelque chose du genre “boum, caboum, badaboum”. Ces mots deviennent un puissant encouragement pour le peuple qui entend la ruine et la destruction de la capitale de l’Empire qui les domine.

–> Dans ce passage, on annonce au peuple que la paix arrive, mais avant ou pour cela, il y aura la ruine de la ville oppressive. Ce n’est donc pas pour tout de suite. Comment réagis-tu quand Dieu prend son temps pour mettre fin à l’injustice?

–> Prends un temps pour prier pour des situations d’injustice autour de toi, dans ta vie. Des situations qui n’attendent que la Justice et la Paix de Dieu.

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