Jérémie 2.1-13 : La rupture

Est-ce que tu as déjà vécu une rupture amicale ou amoureuse ? Est-ce que tu as déjà été témoin d’une rupture dans ta famille, au lycée ?  Si oui, tu sais à quel point ça fait mal, quelles qu’en soient les raisons : trahison, perte de confiance, blessures, paroles inappropriées… Mais sais-tu que, dans la Bible, Dieu utilise exactement la métaphore de la rupture pour parler de la relation entre son peuple et lui ? Eh oui… Dieu a très mal aussi ! C’est ce que décrit le passage d’aujourd’hui.

1 La parole du Seigneur me parvint : 2Va, crie à Jérusalem : Ainsi parle le Seigneur  :

Je me souviens de ta fidélité de jeune fille, de ton amour de jeune mariée, quand tu me suivais au désert, sur une terre où rien ne pousse.

3 Israël était un bien sacré pour le Seigneur, les prémices de sa récolte ; tous ceux qui en mangeaient se mettaient en tort, et le malheur fondait sur eux – déclaration du Seigneur.

4 Écoutez la parole du Seigneur, maison de Jacob, vous tous, clans de la maison d’Israël ! 5Ainsi parle le Seigneur  :

Quelle injustice vos pères ont-ils trouvée en moi pour s’éloigner de moi, pour suivre ce qui est futileet se rendre eux-mêmes futiles ?

6 Ils n’ont pas dit : Où est le Seigneur, qui nous a fait monter d’Égypte, qui nous a conduits dans le désert, dans une terre de plaines arides et de fosses, dans une terre de sécheresse et d’ombre de mort, dans une terre par où personne ne passe et où n’habite aucun être humain ?

7 Je vous ai fait entrer dans un pays de vergers pour que vous en mangiez le fruit et que vous jouissiez de ses biens ; mais quand vous êtes venus, vous avez rendu mon pays impur et vous avez fait de mon patrimoine une abomination.

8 Les prêtres ne disent pas : Où est le Seigneur  ? Les spécialistes de la loi ne me connaissent pas, les bergers se sont révoltés contre moi, les prophètes parlent par le Baal, ils suivent ceux qui n’ont aucune valeur.

9 C’est pourquoi je vous accuse encore, – déclaration du Seigneur  – j’accuse aussi les fils de vos fils.

10 Passez donc vers les îles de Chypre et regardez ! Envoyez des messagers à Qédar, observez bien et regardez s’il y a rien de semblable !

11 Une nation change-t-elle de dieux ? – pourtant ce ne sont pas des dieux ! Mon peuple, lui, a échangé sa gloire contre ce qui n’a aucune valeur !

12 Sois-en atterré, ciel ! Frémis et dessèche-toi – déclaration du Seigneur.

13 Car mon peuple a doublement mal agi : ils m’ont abandonné, moi, la source d’eau vive, pour se creuser des citernes, des citernes crevassées, qui ne retiennent pas l’eau.

// Une relation privilégiée entre Dieu et le peuple

Le projet de Dieu, c’était que l’humanité remplisse toute la surface de la terre (Genèse 1.28). Avec l’entrée du Péché dans le monde, cette même humanité est partie « en cacahuète » (Genèse3-4). Elle s’est constituée en peuples rebelles à Dieu et idolâtres : ils ont commencé à attribuer un caractère divin à des choses créées comme le soleil, les animaux, des bouts de bois. Ils leur ont rendu un culte au lieu d’avoir une relation avec Dieu. Alors Dieu a établi une alliance avec des hommes : Noé, Abraham, Isaac, Jacob ou encore Moise. En faisant alliance avec eux, Dieu s’est choisi un peuple pour révéler qui il est, sa sainteté, sa perfection, mais aussi son amour, sa grâce et sa fidélité. Ça ne voulait pas dire que Dieu se moquait des autres peuples et les laissait se débrouiller, mais il voulait que le peuple d’Israël soit la manifestation de la grandeur et de la bonté de Dieu. Or souvent dans les prophètes de la Bible, le peuple est décrit comme une jeune fille qui ne sait pas trop ce qu’elle veut ! Je t’aime, je t’aime plus, j’ai besoin de toi, c’est fini, où es-tu, en fait j’en aime un autre, etc. 

// L’attitude du peuple envers Dieu…

C’est exactement l’attitude décrite ici au v.2, « avant tu m’aimais », maintenant tu m’as abandonné, (v.4, v.13). En clair : le peuple ne se soucie pas trop de Dieu et préfère vivre sa vie sans lui. Il s’agit du peuple dans son ensemble : les pères (v.4), ce qui montre que le problème n’est pas récent, les prêtres, les spécialistes de la loi (les théologiens, en théorie ceux qui connaissent la Parole de Dieu très très bien), les bergers et les prophètes (v.8), ce qui montre la gravité de la situation. Et enfin les leaders du peuple qui ne connaissent plus Dieu, eux qui passent leur journée au Temple ou le nez dans la Torah et qui, au contraire, devraient expérimenter et proclamer la fidélité de Dieu, rappeler au peuple à quel point Dieu est bon ! Ce sont eux qui guident le peuple dans l’idolâtrie et loin de Dieu. « Les prophètes parlent par le Baal » : les gens qui sont censés être à l’écoute de Dieu pour le peuple se font les porte-paroles d’un Dieu qui n’existe pas ! Résultat, c’est le peuple dans son entièreté qui est tombé dans l’idolâtrie (v.11 et 13). Le problème, c’est que les idoles sont inconsistantes : elles ne sont pas toutes-puissantes, elles ne peuvent rien faire, d’où l’image au v.13 de « citernes crevassées », des récipients qui ne retiennent pas l’eau et ne servent donc absolument à rien !

// …. vs. l’attitude de Dieu envers son peuple

Du côté de Dieu, c’est tout l’inverse :

« Israël était un bien sacré pour le Seigneur » (v.3) ; en gros, « on ne touche pas à mon peuple ». Ceux qui osaient s’y attaquer se prenaient un retour de flamme. Dieu défendait son peuple et le bénissait (v.7) : sa présence était assurée, la nourriture aussi, le peuple était en totale sécurité avec Lui ! Ils n’avaient vraiment pas besoin d’aller « chercher ailleurs ». C’est ce que Dieu dit au v.13 : « je suis la source d’eau vive » (image que Jésus reprend à son compte en Jean 4.14). Je suis la source qui donne l’eau qui fait vivre, qui permet de subsister, qui n’assèche jamais. Mais vous, vous choisissez des citernes crevassées : elles ne retiennent pas l’eau, et vous n’allez pas tenir longtemps ! 

Tu as déjà essayé de passer une journée sans boire ? Tu te dessèches, tu as mal à la tête, à la gorge… Voilà, c’est le choix du peuple ! Se détourner de Dieu qui les aime de manière inconditionnelle !

>>> Des questions pour toi :

–> Jésus t’a sauvé et pardonné sans que tu ne le mérites, « juste » parce qu’il t’aime. Il veut annuler en toi les effets du péché : la honte de tes mauvaises actions, les blessures des autres, travailler ton caractère… Jésus veut une relation avec toi, que tu apprennes à le connaître. Il peut le faire car il est Dieu, et il veut le faire parce qu’il t’aime. En t’aimant de manière inconditionnelle, tu es en sécurité. Tu n’as rien à faire pour mériter son amour, il ne te sera jamais, jamais retiré.

–> Mais de quelle team es-tu ? Team « Seigneur je t’aime, je ne veux pas me détourner de toi », ou team « Jésus t’es sympa, mais je vais aller chercher tout ça ailleurs : chez mes potes, dans ma musique, dans une carrière professionnelle, dans le bien-être cosmique promu sur les réseaux, qui vont me procurer paix, richesse et sécurité » ?

–> Est-ce que tu veux bien prendre quelques instants pour réfléchir à cette question et prier ? Si tu n’es pas sûr(e) de toi, tu peux en parler à un équipier GBU ou un ancien de ton Église.

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